‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 162 sur 373 · II. S'il n'\ .1 .m. iiip .1 I "ii'i · texte numérisé non relu

II. S'il n'\ .1 .m. iiip .1 I "ii'i

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esl conservée daim l'olybe. Il j .i dans l'olycu i|ueli|uei exemples d'une semblable |>ciliilu\ <|u'il n« ^t j soin de transcrire, parce qu'ils ne domicnl pas liea i controverse. Cicéronadil avec raison <|w i de cotte sorte rortiGenl li parjure, ue l'aflaiL jiDint l>> offic.t lib. 111 .

111. — En ce qui concerne les termes particule arts ("*), que le i n ■ 1 1 pli n'entend guère, il faudra adoj la déQnition donnée par 1» s habiles daus art;

(') Piogopi [Bell. Yantinl , lib. I; partial «lu terme i' alliés t d.t -

raiM'ii « (|u'un loi I de temps ni renient les

1er mes dans le sens primitif qai leur a été donné ; car les choses elle*mémes chtagal selon qu'il |>l. ut aux hommi -. • s'm |uietcnl poisl

des tignificaliooi première! imposées lai chas G ;n >.

(**) POLTBS, lit». Ml. Ccsl ptl une conduite semblable, que les I

liens ayant promis de rendre une vdie, l.i rendirent non dcl

rasée (TaocrMiE, lib. V); elqne le talUn Habom I opéré

de l'ile d'Kuliée, l.l leîer par le milieu du corps un individu à qui il avait promis que H tële serait épargnée. Grotii s.

['") « Comme beaucoup de choses nouvelles, dit Augustin [Wietoric), sont dénommées tant par ceux qui enseignent les arts cl |ur les mathématiciens, que par les philosophes, nous devon> i ovoir non tant selon la signification qu'elles ont dans la pratique ordinaire, que **lnn le s. ns qui leur est donné par les maiir nos.

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comme s'il s'agit de savoir ce que c'est que majesté, ce que c'est que parricide : les maîtres de l'art oratoire rapportent cela à la question de fait. Il a été dit avec vérité par Gicéron (Acadcm., i) : « Aucun des mots des dialecticiens ne sontd'un usage public; ils se servent de termesqui leur sont propres; et cela est commun à presque tous les arts.» C'est ainsique, si dansdes conventions il a été parlé d'une armée, nous définirons Y armée : cette multitude de soldats qui ose envahir ouvertement les frontières ennemies; car les historiens opposent en maint endroit ce qui se fait furtivement, ou par manière de brigandage, el ce qui se fait par une armée régulière. C'est pourquoi l'on doit juger d'après les forces de l'ennemi combien il faut de troupes pour constituer une armée. Gicéron appelle armée six légions et les auxiliaires (PARADOX., vi). Polybcdit que l'armée romaine avait la plupart du temps consisté en seize mille Romains et vingt mille alliés. Mais un moindre nombre peut aussi remplir la mesure de ce nom ; car Ulpien dit (pie celui:là commande une armée qui commande même à une seule légion, avec les auxiliaires (L. II, Dig. De his qui not. infam.) : c'est-à-dire, comme l'expose Yégècc, à dix mille fantassins, deux mille cavaliers. Et Tile-Live place l'idée d'une armée réglée dans huit mille hommes. On doit de la même manière juger d'une Hotte. C'est ainsi qu'une forteresse est un lieu qui peut arrêter pour un temps l'armée ennemie (*).

IV. — 1.11 est besoin de recourir aux conjectures, lorsque les mots ou l'assemblage des mots signifient plusieurs choses, c'est-à-dire reçoivent plusieurs significations. Les rhélorieicns appellent ce* lieu commun « amphibologie. » Les dialecticiens y mettant plus de subti-

(*) Sorvius, sur le chant 1 de Y Enéide, dit: « Arces dictx ab eo quod est arceo, quod indè hostes arcentur, hoc est prohibenlur. » G.

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ili - 1 >«-■ ii li-ii i de lu volonté, qu'on |m . départir immi

un nouvel acte de l.> volonté, mil unilatéralement, comme en matière de loi et {\r onjoin-

Icment, comme dam loi contrats et les nonvenlâ Los rliétoriciens ap|iellenl ce lieu commun uni Dansces cas, en oflot, l'obscurité évidente des leri force de n courir mis conji ciui •

2. Mais quelquefois les conjectun - elli s-men* >i évidentes, qu'elles se présentent spontanément, môme roi lin- la signification la plus reçue des mots. Les rbétoriciens grecs appellent ce lieu commun: et$di le penser\ » les Latins : i ïicrik ei le tent de récrit* »> Au reste les lieux principaux d'où se tirant les conjectures de la volonté, sont la matièrt, IV/Jel, la liaison '.

V . — Les conjectun i > lin ni de lu matière ["] , comme par exemple dans le mot jour : si une tri con-

venue pour trcnie jours, il ue faut pus l'eut ndre dejbun

• n Of les conjectures ijiic l'on |k*uI l'intention île celui qui

parle, se tuent de Irois chefs principaux, sa\mr : tle la natur* même du sujet, des effets et de la liaison avec d'autres yarolcs de la même personne, m dit li.u Iunrjp. I'. f Y.

(*) Tcrltillim De Pudicitiâ), dit « qu'on doit expliquer les paroles, conformément à la nature Ac la chose dont il l'agit. • Il dit la même chose dus toi traité De JNmirtcti otn Ckristi, Garnis*.

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naturels, mais tic jours civils, car cela est conforme à la matière (EVERIIARD, Loc. àsubjectd materid). De même le mot donner est pris pour transiger, selon la qualité de l'affaire [L. Si uno..., Dig. Local. Conducl. » Ainsi lo mot d'armes, qui tantôt signifie les instruments de la guerre, tantôt les soldats armés, devra être interprété, suivant la matière, de l'une ou de l'autre façon. Ainsi celui (jui a promis de rendre des hommes, doit les rendre vivants et non morts, comme firent les Platéens par chicane. Ceux qui ont reçu l'ordre de déposer le fer ont satisfait s'ils déposent leur glaive, et n'ont pas à déposer aussi leurs boueles, comme le prétendait Périclès. La libre sortie de la ville, doit s'entendre aussi de la sécurité du chemin, contrairement à ce que lit Alexandre. Et dans un partage de navires la moitié doit s'entendre de vaisseaux entiers, et non coupés par le milieu, contrairement à ce que les Romains tirent à Antioclius. On doit juger de même des cas semblables *.

Yl. — Les conjectures se tirent de l'effet, principalement lorsque le mot pris dans le sens le plus reçu entraînerait après lui un effet qui choquerait la raison. Car en matière de mot ambigu, il faut accepter de préférence l'interprétation qui ne renferme rien de vicieux (Eveaiiard, Loc. ab absurdo; L. In ambinud..., Dig. De leyibus). C'est pourquoi l'on ne doit pas admettre la chicane de Brasidas2, qui ayant promis qu'il se retirerait

1 « Une interprétation manifestement fausse, dit Vattel , en citant ce paragraphe, est tout ce qu'on peut imaginer de plus contraire à la foi des traités. Celui qui en use, ou se joue impudemment de celte foi sacrée, ou témoigne assez qu'il n'ignore pas combien il est honteux d'y manquer. Il voudrait agir en malhonnête homme, et garder la réputation d'un homme de bien... » {Le Dr. des gens, liv. Il, chap. xv, £ 233, édit. Guillaumin, 18G3,t. Il, p. 230.) P. l\ F.

2 L'auteur prend ici une personne pour l'autre, llrasidas était général des Laccilémonicns, et ce ne fut pas lui qui dit cela aux Béotiens, mais un héraut d'armes que leur envoyèrent les Athéniens. (li.)

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