LIVRE II, CHAPITRE XVI
des autres, comme s'il n'y eut eu rien de stipulé par rapport aux alliés. Gela étant, les Carthaginois ne taisaient rien de contraire au traité en prenant les armes contre les Sa^ontins, croyant en avoir un juste sujet, et les Romains de même en les défendant. C'est tout à l'ait ainsi qu'au temps de Pyrrhus, il avait été convenu entre les Carthaginois et les Romains, que si l'un de ces peuples Taisait une alliance avec Pyrrhus, il la ferait de telle manière que le droit d'envoyer des secours à celui <pie Pyrrhus attaquerait, demeurerait réservé (PoLYB., lih. III). Je ne dis pas que la guerre ait pu être juste des deux côtés, mais je nie que cela ait emporté une violalion du traité (*). C'est ainsi que dans la question du secours envoyé aux Mamcrtins par les Romains, Polyhe distingue si la chose était juste, et si elle était permise par le traité (Lih. 111).
3. C'est aussi ce que les Corcyrécns, dans Thucydide, disent aux Athéniens : qu'il est permis à ces derniers de leur envoyer des secours, et que le traité qu'avaient les Athéniens avec les Lacédémoniens n'est pas un ohstaclc, puisqu'il leur était permis par ce traité de se créer de nouveaux alliés (Lib. I). Les Athéniens suivirent ce parti dans la suite; ils commandèrent aux leuïs de ne pas comhattre les Corinthiens, à moins qu'ils ne se préparassent à descendre hostilement sur Corcyrc, ou sur quelque point du territoire soumis à la domination des Corcyrécns : afin, bien entendu, de ne pas rompre l'alliance (Ibld.). 11 n'est pas incompatible, en effet, avec une alliance, que les uns défendent ceux que les autres attaquent, la paix étant maintenue entre eux pour le reste (**). Justin parlant de ces temps-là, dit : ails fai-
(*) Procopk,* Persic. , lib. II : « Alamondare, roi des Sarrasins, disait qu'il n'avait point violé les conventions conclues entre les Perses et Ici Humains, puisqu'il n'y était point compris de part ni d'autre. » G.
('*) (i'est ainsi que postérieurement à l'époque dont il a été question,
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unir deux alliée, qu'on doit sans difficulté retendre à (oui
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parée qa'ella gène la liberté d'un souverain, i c irail a faire
rompra ane alliaaea Cor en l'engageant à ne |>oml mallra'ler le* allié* d'one antre puieeance, on ne *'otc p»uni la liberté de leur faire la guette, s'ils en donnent nn juste sujet; et quand une c! i raison-
nable, elle ne SOfienl point adieme par la seule raison qu'elle pourra occasionner la raptnrc de l'alliance Sut li il n'y «* i aurait au-
cune qui ne fui edieoae... Aujourd'hui on comprend les alliés de part cl d'antre dans le Unité ; cl la ne veut pas dire que l'un des contractants ne pourra faire la guerre au\ alliée da l'autre s'ils lui en donnent sujet, mais seulement que, s'il s'élève entre eux quelque querelle, on M