LIVRE II, CHAPITRE XY1II
voir souverain; ou lorsque deux prétendante se disputent la succession au trône avec un droit pleinement controversé '. Car, dans cctle occurrence, une seule nation est considérée comme formant pour un temps deux nations. Ainsi Tacite accuse les Flavicns2 d'avoir, dans la rage des guerres civiles, violé dans la personne des Yilelliens3 le droit des ambassadeurs, sacré même entre nations étrangères (Ilisi., lib. III) (*). Les pirates et les brigands, qui ne forment pas un État, ne peuvent s'appuyer sur le droit des gens. Tibère voyant que Tacfarinas lui avait envoyé des ambassadeurs, s'indigna « de ce qu'un déserteur et un brigand s'érigeât en puissauce ennemie : » ce sont les paroles de Tacite {A nnal., lib. III). Mais quelquefois les gens de cette condition obtiennent le droit d'ambassade en vertu d'une garantie qu'on leur donne s : comme autrefois les fugitifs des Pyrénées (Gaes., De bel. civ., lib. III).
III. — l. Or il y a deux choses que nous voyons partout rapporter au droit des gens, à .propos des ambassadeurs : d'abord, qu'ils soient admis (**) ; ensuite, qu'on ne leur fasse aucune violence. Sur la première,
• C'est-à-dire, lorsqu'il y a deux prétendants à la couronne, qui allèguent chacun des raisons sur lesquelles il est bien difficile de prononcer en faveur de l'un, à l'exclusion de l'autre. P. P. F.
2 Les italiens, c'est-à-dire, les partisans de Vespasicn. P. P. F.
3 Les Vilcllicns , c'est-à-dire les partisans de Vitellius. P. P. F.
(*) Et Magnentius; Zosime, lib. 11. « Magnentius délibérait en luimême s'il renverrait Philippe sans lui avoir rien fait, ou s'il le retiendrait, en foulant aux pieds les droits des ambassadeurs. » Ce Philippe était venu de la part do Constance. Gkotius
* Un sauf-conduit, par exemple. P. P. F.
(**) Douât, sur le Prologue de VHécyrc, dit que « l'obligation d'entendre un envoyé chargé de porter la parole (a), est une règle du droit des gens. »> G.
(a) « Omlorcm audirc » ; * Oralor », c'est-à-dire, un ambassadeur.
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cause peut provenir do celui qui mvoie, do celui i envoyé, ou de l'affaire pour laquelle i Mélésippe, ambassade ur d< «le l'avis de Périclès, ren ritoire athénien, parée qu'il vouait de La part d'un (
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: ainsi que le sénat romain déclara ne poui mettre l'ambassade des Cai Lhaf dont l
serait en Italie Z .). Les A les ambassadeurs de Persée, qui projetait une contre les Romains Tm.-Livh, lib. XL] . Ainsi Justinien repoussa l'ambassade <l<- Tolila Pi .. .il», m . Gotns qui étaient a Urbin, lr> envoyés de bV (lib. Il . Polybe raconte que les ami thiens étaient repoussés de toute part, 'ail
une Dation scélérate Lib. IV). Il y i un exemple «le la ause1 dans la personne <!*• Théodore, qui était appelé l'alnee; il avait été envoyé ; maque, qui ue voulut pas l'entendre. La même ch est arrivée à d'autres qui s'étaient rendus odieui j quelque sujet particulier. La troisième dont n
avons parle a lien, lorsque le sujet de l'ambassade
* Voyei Cambden, sur l'année 1571, à la quatrième des questions qui sont proposées en cet endroit. G
(**) Sur cette coutume des Romains. -orvius, sur le Vll'rhant
de VÉniîdt.
1 Pour laquelle ou peut repousser un ambassadeur. I\ I\ F.