L1YUE II, CHAPITRE XIX
roi des Lacédémoniens, ([ui, engagé par les habitants d'Éginc, à venger par un l'ait semblable l'action des Perses sur la personne de Léonidc, rejeta cette proposition connue indigne de lui et du nom grec. Dans Papinius, Thésée s'adresse ainsi à Créon : «Va! toi que de eruels suppliées attendent, mais qui peux cependant être assuré d'un sépulcre!» Les Pharisiens donnèrent aussi la sépulture au roi Alexandre Jannée, qui avait traité fort ignominieusement les morts de sa nation (Joseph., Ailtiq., lib. XIII, cap. xxm; et Goiuox.). Que si Dieu quelquefois a puni certains individus en les privant de la sépulture, il l'a fait en vertu de son droit, lui qui est placé au-dessus des lois. Et si David a conservé pour en faire montre la tète de Goliath, c'est qu'il s'agissait d'un étranger, contempteur de Dieu, et que le lait eut lieu sous l'empire d'une loi qui n'étendait le nom de prochain qu'aux seuls Hébreux.
Y. — 1. Il y a cependant un point qui n'est pas indigne d'être remarqué : c'est que la règle sur la sépulture à donner aux morts, avait eu, chez les Hébreux euxmêmes, une exception, pour ceux qui s'étaient donnés à eux-mêmes la mort. Ce que Josèphc nous enseigne (Lib. III, cap. .\xv, De Bell. Jud.; EÉGÉSIPPE, lib. 111, cap. xvn). Et cela n'est pas étonnant, puisqu'on ne peut établir d'autre supplice contre les individus qui ne regardent pas la mort comme un supplice. C'est ainsi que les jeunes tilles de Milet furent détournées de la mort volontaire (Aulu-Gelle, lib. XV, cap. x; Plutarque, De mulier. virt.) ; et que le fut autrefois la plèbe romaine (*),
(') Servius, sur le douzième chant de Vtincïdc, dit : « Il faut savoir qu'il avait clé ordonné dans les livres des pontifes, que celui qui aurait mis tenue à sa vie par le lacet, serait jeté sans sépulture. D'où celle expression de mort hideuse, car c'était la mort la plus déshonorante. Dune, comme il n'y a- rien de plus infâme que celte mort, entendons que le poète s'est servi de celle expression, pour l'opposer à la dignité de la
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« (".'est |« chapitre XI da livra V. Voir h traduction de Tlmrot, édit. Firmin Didol ttl. « l"ne sorte de déshonneur, dit Anslole,
dansée ; l'attacha à celui qui l'eat lai I comme étant
coupable d'un délit enver» la société. ■ ' " '