livre VII! du grand ouvrage de Pufendorf
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LJ VUE II, CILU'ITIlE XX. 375
inlligées par Dieu, bien que parfois en ce qui les concerne, à cause de l'ignorance humaine, suivant l'expression du même écrivain, « on n'aperçoit pas la faute où Ton aperçoit le châtiment. »
II. — 1 . Mais les sentiments sont partagés sur la question de savoir si la peine appartient à la justice assigna- Iricc l, ou à la justice cxplclricc. Quelques-uns, en effet, parce (pie celui qui a commis une faute plus grave est puni plus gravement, parce que celui qui a commis une faute moindre est puni plus légèrement, et parce que la peine est comme inlligée par le tout à sa partie2, rapportent les peines à la justice ass'ujnalricc.
Mais nous avons démontré, dans le commencement de cet ouvrage 3, que ce qu'ils établissent premièrement pour principe, que la justice assignatricc a lieu toutes les fois qu'il est question de trouver de l'égalité entre plus de deux extrêmes, n'est pas vrai. Ensuite, si les plus coupables sont plus gravement, et lus moins coupables plus légèrement punis, cela n'arrive que comme une conséquence, et n'est pas ce que l'on a premièrement et principalement en vue. Car ce que l'on considère premièrement et principalement, c'est l'égalité entre la faute et la peine (*) ; à propos de laquelle Horace a dit : « Pour-
• « Assiynalrice, » c'est-à-dire attributive. P. P. F.
2 La paraphrase de lîarbcyrac nous servira de commentaire : « Quelques-uns regardent la punition comme un acte de justice attributive; fondés sur ce qu'on punit les coupables plus ou moins rigoureusement, selon que le crime est plus ou moins grand, et sur «ce que la peine est infligée à quelque membre d'une communauté, comme par ordre de tout le corps. » P. P. K.
3 Livre I, ebap. i, l vin.
(') Séncque dit (Dé ird, lib. Il, cap. m) : « Sera inique, celui qui s'irritera également contre ceux qui ont commis des crimes inégaux. » Tacite dit, au livre III de ses Annales : « Si la modération du prince, si les exemples de \os ancêtres et les vôtres ont mis des bornes §nx remèdes et aux châtiments, quand les désordres et les forfaits n'en ont point; s'il
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