LIVRE II, CHAPITRE XX
en croyons Maxime de Tyr, « celui qui se venge est plus injuste que celui qui a le premier causé du tort. » « C'est, dit Musonius, le lait d'une bête sauvage et non pas d'un homme, de penser comment on pourra mordre celui qui a mordu, et nuire à celui qui a nui. » Dans Plutarque, ce Dion qui lit passer la sagesse platonicienne dans les actions de la vie civile, dit que « les lois autorisent la vengeance, bien plus que l'injustice qui y donne lieu ; mais que le sentiment naturel nous apprend, que l'injustice et la vengeance procèdent l'une et l'autre de la même faiblesse. »
3. C'est donc une chose qui répugne à la nature de l'homme agissant sur l'homme, de se rassasier de la douleur d'autrui, en tant que douleur. Gela est si vrai, que moins un individu est doué de raison, plus il est porté à la vengeance. « Mais la vengeance, dit Juvénal,
est un bonheur plus doux que la vie même Oui, pour
ces brutes (*) que la moindre cause, suffit pour exaspérer; le plus léger motif sert de prétexte à leur fureur. Mais ce n'est point là ce que te diront Chrysippe, ni Thaïes, ce génie si humain, ni le vieillarrV qui habitait près de l'IIymctte, où le miel^cst si doux. Non, même dans sa prison cruelle, jamais Socratc n'eût voulu partager sa cigue avec l'accusateur qui la lui faisait boire. Par ses sages leçons, par son heureuse inllucnce, la philosophie sait dissiper d'abord nos préjugés, et nous guérir peu à peu de bien des vices. Oui, la vengeance est la joie de la faiblesse, le fait d'une âme étroite et pusillanime. Tiens, en veux-tu la preuve? Regarde la femme: nul être au monde n'est plus sensible au plaisir de se venger (**). » Lactance a dit dans le même sens : « Les
(*) Sénèquc dit (De ira, lib. I, cap. xm) :« Or, les esprits les plus irascibles sont les enfants, les vieillards, les malades ; et tout être faillie par nature est quintetix. » (îrotius.
(**) Térciifp dil dans l'Ilccyrc : « Voyez les enfanta : la moindre of«
|, r par uni
de rendit ton*»*
fonl i Ub. VI •
évident que n
meni puni par rbomme, Jorequll .
!,,„„,, Mitovo;
la peine légitime.
E | lt division d, « •
•n, «ufi , et dan. P*«
Taurus, »or i ' ,,c " ;
lermes 1,1, VI.,.,,, le An qu'on «epro touteladill
U>n avant indiqué deux Ûna : Ta Taurua en ■ ajoute une Iroi ' f"
,„„„,/ '),que dément d ■■
,1w<.rtw»uliondumaJoui«r<!pi qu> txigi h , '•■ dole qui la . n'admet aeulcmcnl qu
. 'r.un.u.l.n., nl.-t.h. .,,..• L-
/'„-',,„■ dt celui ew <'.<'■> <■' rftdtJmenl, peur lui f<" raction. • [Rhtt. I,cap. x. PluUrque ne l'a „onp»us,lonqu1Uditque«« ,■"' «'»•""
„ u crû,*, „on wikmm répriment prar ieew-
,..,„, l... „,,, en C..U-.0 . Si^llîta
.„r,„U elle* a'aal aœ paa ta lafcae- « A","— xx™>
,,,,,,10 ,a,!,l,>-c ,|-.u„c . .!. >n .1 « "•"•- ^^Jt»
m. ait V* Tk. taai • -6"'ta
,„all,o„reux,,l„S,l„ccouxM'" "*; » .(|"
la MUisfacUon, 1 e\en