‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 234 sur 373 · LIVRE IF, CIIAriTRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE IF, CIIAriTRE XX

» niais en vue d'empêcher la première injure, qu'il avait » aussi défendue en y opposant le talion, afin que cha- » eun ayant en vue la permission d'une seconde injure, » s'abstint de la première. Il sait, en effet, que la vio- » lenee est plus facilement réprimée par la perspective » du talion, que par une promesse de vengeance. Mais » l'une et l'autre avaient leur raison d'être, pour répon- » dre à la nature et à la loi des hommes; afin que » celui qui croirait en Dieu attendit de Dieu la ven- » geanec, et (pic celui qui n'aurait pas autant de loi, » appréhendât les lois du talion.

» 4. Maître du sabbat, et de la loi, et de toutes les » volontés de son» père, le Christ a révélé et explique » clairement l'intention de cette loi, qui avait besoin » d'interprétation : en recommandant de présenter l'au- » Ire joue, afin d'éteindre d'autant plus en nous le désir » de rendre injure pour injure; désir (pie la loi avait » voulu empêcher par le talion, et que certainement la » prophétie avait manifestement défendu, en interdisant » le souvenir de l'injure, et en remettant le soin de la » vengeance à Dieu. Si donc le Christ a ordonné quelque » chose par un précepte qui n'est pas contraire aux pré- » cédents, mais qui vient à leur appui, il n'a pas détruit » les règles de conduite données par le Créateur. Enfin » si nous considérons la raison pour laquelle on nous » prescrit la patience, et une patience si complète et si » parfaite, nous trouverons qu'elle n'aurait aucune force » si elle n'était proposée par le Créateur qui promet la » vengeance, et se charge de fournir le juge. D'ailleurs » si une aussi grande somme de patience, consistant » non-seulement à ne pas rendre coup pour coup, mais à » tendre l'autre joue, non-seulement à ne pas répondre » à la médisance par la médisance, mais même à dire » du bien, et non-seulement à retenir sa tunique, mais » à donner en plus le manteau, m'est imposée par celui

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se sont rendue coupables envers nous Matth.. vi. 1 1 15); c'est-à-dire de ne leur procurer, ni de ne leur souhaiter aucun mal, par ressentiment de celui qu'ils

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