‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 246 sur 373 · LIVRE II, CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XX

une chose qui est non-seulement mauvaise, mais encore défendue » [De verd Rclig., cap. xxvi). « Si vous voulez, dit Tacite, ce qui n'a pas encore été défendu, vous pouvez craindre qu'on le défende; mais si vous passez impunément par-dessus ce qui est prohibé, il n'y a plus au delà ni crainte, ni pudeur » (Annal., lib. III).

XXXI. — 1 . La disposition delà personne à prendre en considération les causes qui détournent, ou à accueillir les passions qui incitent, doit être examinée dans son tempérament, son âge, son sexe, son éducation, dans les circonstances de l'acte. Car les enfants, les femmes, les hommes d'un esprit grossier, et ceux qui sont mal élevés, connaissent moins les distinctions entre le juste et l'injuste, ce qui est licite et ce qui est illicite. Ceux dans lesquels prévaut la bile sont enclins à la colère; ceux dans lesquels c'est le sang, sont portés vers les plaisirs vénériens. La jeunesse a de la propension pour ceci; la vieillesse pour cela. « 11 semble, dit Àndronic dcUhode, (pie la nature apporte quelque excuse aux faits honteux, et qu'elle rende le délit plus tolérable. » La pensée d'un mal imminent suscite la crainte, et le ressentiment d'un mal récent et non apaisé allume la colère, de manière à permettre à peine à la raison d'être entendue. Les fautes produites par ces passions sont ajuste titre moins odieuses que celles qui naissent du désir du plaisir; lequel désir remue moins puissamment, peut être plus facilement différé, et peut trouver plus aisément sans injustice de quoi se satisfaire ailleurs (*). Aristotc a

(*) Clirysoslùme dit (In Calai.), que « le désir de la cliair ne recherche que la cohabitation, cl non la cohabitation avec telle ou telle femme.» Tertullien dit (lib. II, od Uxor.) : « Autant il est difficile à ceux qui ne sont pas mariés de garder la continence, autant paraissentils excusables, lorsqu'ils ne la gardent point. Or, autant il est facile à une femme de se marier dans le Seigneur — ce qui est en notre pouvoir — autant il y a plus de culpabilité;» ne pas observer ce que tu peux observer

dit au Iim. VII d(

loul

il fait, en .il' le jugement de l'< pril qui • travô, plui lœ el moins la (au

llM.

r.mi. qui u'étani pas tollicitô, ou

rcmcnl par un mouvement d<

rchc d( i plaisirs ex< incommodités, que celui qui est ébrank lento passion. Carquc ne doît-on pas croire qu'il rail, s'il «h' -us l'influence d< quclqt»

dojeuni i bous l'impression de la douleur r

par le manque des choses flonl l'ab nature? ■ A cola correspond ce versd'Anlipl celui qUi est opulent commet une que penses-tu qu'il n'aurait pas fait, i M que nous lisons en maint endroit d contre les amours des vieillar raisons qu'il raut estimer le mérite de la faut< limites duquel lapeinedoil avoir lieu.

WXll. — 1. Mais il raut savoir que ce qu • nt

1rs Pythagoriciens, que la jusl lion " . c'est-à-dire à laire souffrir dans les - on

\ : ml, en effet, îl i êtl powbta rétUte une faute, em ^ode

la culpabilité de eelui qui lobrtine I la eoauncilre. - ' Din dam rendroit tout a l'heure wdiqvé - ippuie *or l'autorité de

TbèophrasU %

nChrya - ' |V) •

„n riche injuste, avare, r, a^ntacei .l'amant alaa •" «"*-

qu'étant riche .1 a *eak * *■ ' Jr " « *" P"nl avrt

d'autant plus de ripuenr. »

") > Ta - - - raaaaajal.

Page 1