‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 248 sur 373 · LIVRE II, CIIAI'ITRE XX. 1 il · texte numérisé non relu

LIVRE II, CIIAI'ITRE XX. 1 il

XXXJ1I. — La grandeur de la peine n'est pas seulement considérée purement et simplement, mais eu égard au patient. Car la même amende chargera le pauvre, ne chargera pas le riche; l'infamie sera pour, l'homme vil un mal léger, pour l'homme d'un rang distingué un mal considérable La loi romaine fait souvent usage de ce genre de différence. C'est sur ce fondement que Bodin a élevé sa proportion harmonique (Lib. VI, De Iicpubl., cap. ull.)\ quoique cependant, en réalité, la proportion du mérite et de la peine soit ici une égalité simple, et telle qu'elle existe dans les nombres, ainsi que l'est dans les contrats l'égalité de la marchandise aux écus; bien que dans certains endroits la même marchandise, ou les écus, vaillent plus, et dans d'autres moins. Mais il faut avouer que souvent, dans la loi romaine, cela ne se lait pas sans acception de personnes, c'est-à-dire sans avoir trop égard aux personnes et aux qualités qui ne se rapportent pas au fait; ce qui est un défaut dont la loi de Moïse est toujours très-éloignée. Et c'est là, comme nous l'avons dit, l'appréciation intrinsèque de la peine.

XXXIV. — Mais la charité qu'on a pour celui qui est puni, conduit au plus petit degré de la peine dans la limite prescrite, à moiirs qu'une plus juste charité pour un plus grand nombre ne conseille d'agir autrement, à cause d'une raison extrinsèque, qui, parfois, est un grand péril à craindre de la part du délinquant, mais consiste la plupart du temps dans la nécessité de faire un exemple. Elle naît ordinairement de circonstances générales qui invitent à faillir, lesquelles ne peuvent être réprimées sans de violents remèdes. Or les principales provocations au mal sont la coutume et la facilité.

jamais cire exerce aucune torture envers les condamnes » {Code pénal, 25 sept. - Goct. 1791, 1" part., lit. I", art. 2). P. P. F.

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lois, en ayant égard au temps auquel les 1 ouïes jugements rendus; parce que l'utilité d< I est considérée davantage daus la généralité vue K-s lois, taudis que la grandeur ou le peu d'im] lance relatives de la faute sont app liculien '.

[•) Voyez le Bit de MaiaMi Direct. Dulnt. II, 41). Geêraa et [Orat. pro Seat, Rose%€f%Àwurim qac « les crimes cou; ■• 'c plu*

difficile de se préeaatiooner, sont aussi ceux qu'on doil punir le | . gonreosemeot » Grotus.

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punit île mort, si l%.chOM vulée valait plus île dix drachmes. MBQSînots, Oral, conlr. Tim»crnt. Ajoutez la / ; I'-. De funb. balntar.

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