LIVRÉ II, CHAPITRE XX
suis l'ait parmi les Grecs le renom d'avoir toujours été le fléau des méchants (*). « Valèrc Maxime dit du même : « Par le courage de son âme et la force de son bras, il supprima tout ce qu'il y avait de monstres ou de crimes » (Lib. Y, cap. m).
3. Ainsi nous ne doutons pas que les guerres ne soient justes contre ceux qui sont sans piété pour leurs père et mère, tels qu'étaient les Sogdiens, avant qu'Alexandre leur eût fait oublier cette férocité (Plutarque, De forlun. Alex.); contre ceux qui se nourrissent de chair humaine (**), usage dont Hercule força les anciens Gaulois à s'abstenir, selon le récit de Diodore (***); contre ceux qui exercent la piraterie. « S'il n'attaque pas ma
(*) D.ms le même endroit, au héraut qui dit : « Ton père t'a-t-i| engendré de force à tenir tête à tout le monde? » Thésée répond • « De force à tenir tète à ceux qui commettent des injustices; car nous ne touchons pas à ceux qui sont hons. » Plutarque dit dans la vie de ce personnage : « Il délivra la Grèce de très-cruels tyrans; » et « sans qu'on lui eût fait aucun mal à lui-même, il se jetait sur les méchants, pour le bien des autres. » Grotius.
(**) (V est aussi une coutume qu'Alexandre le Grand fit désapprendre aux Scythes. G.
(***) Voyez Denys d'Halycarnasse, racontant comment Hercule a fait disparaître cette coutume et beaucoup d'autres, sans distinguer, pour répandre ses bienfaits, entre les Grecs et les barbares (a). Pline loue le3 services non moins considérables rendus au genre humain par les Homains (lib. XXX, cap. i) : » On ne peut estimer assez haut combien on est redevable aux Homains, qui ont anéanti ces monstres, pour lesquels tuer un homme était un acte très-religieux, et dévorer leurs victimes passai pour une nourriture très-salutaire. » Joignez y ce qui sera dit dans ce même chapitre, g XL VU. C'est ainsi que Justinien défendit aux chefs des Abasgiens de rendre eunuques les enfants de leurs sujets. Procope en fait mention, Gotlliic, lib. IV, et Zonaras dans la Vie de Léon d'isaurie.
(a) Notre auteur, dans le texte, donnait ici pour garant de ce qu'il dit d'Hercule, par rapport aux aneiens Gaulois, Diodore de Sicile, où l'on ne trouve rien là-dtssus. Il avait voulu parler de Deny» d'Halycarnasse, comme il paratt par cette note, qu'il ajouta depuis, sans effacer la fausse citation du texte. Mais cet autre historien n'est pas allégué plus à propos, car il dit précisément le contraire de ce pourquoi on l'appelle en témoignage. . . (BARBKYRAC.)
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