‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 257 sur 373 · LIVRE II, CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XX

dites par une loi de la volonté divine; dans laquelle elassc il est peut-être permis de placer les unions charnelles en dehors du mariage (*), quelques-unes de celles qui sont dites incestes, et l'usure.

XL1II. — 1. La troisième, de soigneusement distinguer entre les principes généraux, tel que celui de vivre honnêtement, c'est-à-dire suivant la raison, et certains principes voisins de ceux-là, mais tellement manifestes, qu'ils n'admettent aucun doute, tel que celui de ne pas ravir à autrui son bien ; et entre les conséquences, dont les unes sont faciles à connaître: comme, en supposant le mariage, la défense de l'adultère (**) (L. 38, § 4, Dig., Ad Leg. Jul. de Adult.), et les autres plus difficiles : comme celle qui infère que la vengeance n'ayant d'autre but que la douleur d'autrui, est \icicusc. 11 en est ici, à peu près, comme dans les mathématiques, où l'on trouve certaines notions primitives, ou qui approchent des primitives, certaines démonstrations qui sont aussitôt comprises et entraînent la conviction, et d'autres qui sont effectivement vraies, mais ne sont pas évidentes pour tout le monde.

2. De même donc qu'à l'égard des lois civiles, nous excusons ceux qui n'ont pas eu la connaissance ou l'intelligence des lois ; de même aussi, à l'égard des lois de la nature, il est juste que ceux à qui la faiblesse du jugement ou la mauvaise éducation sont un obstacle î, soient

(*) Aslérius, évoque d'Amasée, dit que « ceux qui n'ont égard qu'aux règlements des législateurs du siècle, laissent impunie la licence de la débauche. » Ajoutez un passage de Jérôme (ad Oceanum) cité par nous, cliap. v, g ix. Grotius.

(**) Philon (Vila Joscphi) atteste que l'adultère est puni partout; l'adultère est une chose naturellement honteuse, dit Ulpien, L, Probrum..., Dig., De Verbor. siynif. Suivant Laclance (Epitom.), v souiller le mariage d'autrui, c'est faire un acte condamné par le droit commun des nations. » Grotius.

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\UY. — 1. L'ordre do la malien nous a conduit délits qui se commettent contre 1) i demande

effet, si la guerre peu! être « nlrepi ir en lu

geance : ce que Govarruvias traite av< due

(Cap. Peccatwn, l'art. Il, £ I») . M la théorie des autres, pense que 1«' pouvoir de punir n'existe point sans une juridiction proprement dite : opinion que nous avons déjà n iaut« Il

de l;i que, de même que dans l<

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dire avoir en quelque sorte ■ •• soin »!<•

universelle (**); de môme le soin général de la soci

[*) Jérôme (lili. Il, advers. Joimian.) dit que chaque nation rcgarUt comme une loi de nature, le» principes dans lesquels clic a clé életée. •

Grotiis.

"j El cola se irouve din> '.es ron>tituiions qui portent le nom de Clé-

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humaine incombe aussi aux rois, indépendamment du soin particulier de leur État. La meilleure raison en faveur de l'opinion qui nie que de telles guerres soient justes, est celle-ci, que Dieu sulïit pour punir les fautes qui se commettent contre lui : d'où l'on a l'habitude de dire que « ccsl aux dieux à venger les injures faites aux dieux, » et « qu'il suffit (jue le parjure ait Dieu pour vengeur. »

2. Mais il faut savoir que la même chose peut également être dite des autres délits. Car, sans aucun doute, Dieu suffit aussi pour les punir, et cependant ils sont légitimement punis par les hommes; personne n'en disconvient. Quelques-uns insisteront et diront que les autres délits sont punis par les hommes en tant que les autres hommes en sont lésés, ou sont mis en danger. Mais il faut remarquer contrairement à cette objection, que ce ne sont pas seulement les délits lésant directement les autres qui sont punis par les hommes, mais encore ceux qui les lèsent par voie de conséquence, tels que le meurtre de soi-même, l'union charnelle avec les bêtes, et quelques autres.

3. Or la'religion, quoique par elle-même elle serve à se concilier la faveur de Dieu, ne laisse pas d'avoir ses effets, et de considérables, dans la société humaine. Car ce n'est pas sans raison que Platon appelle la religion le rempart du pouvoir et des lois, et le lien d'une discipline honnête. Plutarque dit pareillement que c'est « le ciment de toute société et le fondement de la législa-

ment. Cypricn dit (Epist. XXX) : « H nous convient à tous de veiller au bien du corps de toute l'Église, dont les membres sont répandus en divers pays. » Il dit aussi, en parlant de l'unité de l'ftglisc, a qu'il n'y a qu'un seul épiscop.u, dont chaque evéque possède solidairement une partie. » Des exemples de ce soin universel se trouvent partout dans Cyprien, et particulièrement dans sa célèbre lettre LXV1I. Ajoutez Chrysostômc, dans l'clor'c de sainl Euslachc. Grotius.

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des préoH cupations d'un gouvci ncmciil coruc les choses dh îneS '" ; c( cjuc i liez le la jurisprudi nce était la ot humaines. L'art d'an roi, pour IMiilon, i prendra soin <lt^ affain s particulières, publiques i crées

i. Toutes ces choses doivent ôtre considi non-

seulement dans un seul Étal — comn

(*) Ll mémo i 1 1 1 {De forlxiudmr) que • l.t plus considérable

ri la plus grande Sa la osai i »»n wui Dieu, de

laquelle découle, comme d'une sonne une aminé indh [ni lie le»

imea entre elles, n Jo»è|>bc fiât flib. C ntl que • le fait

d'a\oir une même opinion UMKfctJM la divin:' \oir d'ailleurs une

ni.mièrc île vivre et des mœurs différentes, fut naître dans les àme- de» hommes la pMis belle I. »

(") C'esf ainsi (jue Joseplie Jil>. Il, contr, Appion ), donne comme raison pour laquelle beaucoup d*ÊUta étaient mal policés, ■ que le» premier! I i*j.:î>l.i ton rs n'avaient pas connu la véritable nature de I cl ne s'étaient pas mis en peine de Cure Inen connaître ce qu'i ~ v aient comprendre, et de régler là -des-. I la le

même endroit cv. qui suit, et excellemment. Gmi

•*•) Justin le Martyr, invitant les e:: i prendre soin de ce»

choses, ajoute : « Ce sera certainement un soin iicjM d'un roi. » Ajoutez ce que dii Ctrvarrtviaa, cap. Poaftfsor..., | i G.

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