‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 26 sur 373 · Livre it, cilAtitâE Vit · texte numérisé non relu

Livre it, cilAtitâE Vit

Ce sera le signe qu'une espérance reçoit de la loi la force d'un droit, passant de ceux qui" sont morts à ceux qui survivent l. Le caractère de cette succession linéale cognatique est que les femmes et les descendants des femmes ne sont point exclus, mais sont placés en second ordre dans la même ligne, de telle sorte qu'on revienne à elles si les mâles plus proches, ou d'ailleurs égaux, viennent à manquer avec leurs descendants. Le fondement de cette succession, en tant qu'elle diilere de la succession héréditaire, c'est l'espérance que les peuples conçoivent de la bonne éducation de ceux qui ont l'espoir légitime de régner : tels que sont ceux dont les pères succéderaient s'ils vivaient.

XXIII. — Il y a une autre succession linéale agnatique, celle seulement des mâles issus des maies. Cette succession, dont un noble royaume donne l'exemple, est appelée vulgairement succession scion U droit français (*). En tant qu'elle diilere de la cognatique, elle a été surtout introduite pour empêcher que la couronne ne soit dévolue à un sang étranger par le mariage des femmes. Dans l'une et l'autre de ces successions linéales

1 M. de Courlin explique ainsi ce passage : « Lorsque dans une assemblée on donne aux vivants le même rang qu'occuperaient les morts, conservant ainsi leur droit en la personne des vivants, il en faut conclure «pic la succession de la couronne se recueille selon la proximité des lignes, et qu'elle passe de ligne en ligne. » Barbcyrac fait la paraphrase suivante : « Pour savoir si on doit suivre celte sorte de succession, au défaut de loi et d'exemples, on peut voir quel ordre s'observe dans la succession des membres des assemblées publiques... » Et il ajoute en note : « C'està-dire dans les corps ou les conseils publics, dont les places sont héréditaires: comme en Anglelcrrej où les pairs qui composent la chambre' haute du Parlement, transmettent leur droit de séance, avec leur dignité, à leurs descendants mâles. » P. P. F.

(*) Vous avez un ancien témoignage de cette coutume française dans Agalhias, lib. II. Le même ordre de succession s'observa dans les descendants de David, après Salomon. Voyez : II, Paralip., xx, 3.

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