LIVRE 11. CHAPITRE Vif
ibis, et je pense que c'était pour une pareille raison, les frères étaient préférés aux enfants du dernier possesseur (Tite-Liye, lib. XXIX). Je recueille de Strabon qu'il en avait été autrefois de même dans l'Arabie Heureuse • (lib. XVI). Les auteurs modernes ont rapporté le môme détail sur la Chcrsonese Taurique; et il n'y a déjà pas si longtemps qu'en Afrique les rois du Maroc et de Fez en ont usé de même (*). Tel est l'ordre qu'il faut
lils, parce qu'il était l'ainé de tous. » On regarde ici toujours, non pas le dernier possesseur de la couronne, mais celui qui l'a le premier acquise. Il y a lieu do douter si Gizéric, en établissant un tel ordre de succession, l'a tiré de l'Afrique elle-même, où il était en usage, comme nous l'avons montré dans le tcxlc, ou s'il l'a pris de quelques peuples de notre septentrion. Car on voit, parmi les Lombards, qu'encore que Waace laissât des fils, aucun d'eux ne devait lui succéder, mais Hisiulpbe, son neveu, comme le témoigne Procopc, Golhic, III. Nicétas Gboniate raconte que dans le royaume de Hongrie, après la mort de Jatra, la couronne venait de droit non à ses enfants, mais à son frère {De reb. Manuel, lib., IV). Je ne sais si on ne doit pas rapporter ici l'ordre de succession établi ebez les Palzinacites, et dont parle trop obscurément Constantin Porphyrogénète, De administrât. Imper. t cap. xxxvn. Crantzius rapporte que la même ebose se pratiquait en Danemark [Danic, IV, et Sucdî'c, V). On voit aussi qu'autrefois, à Albe, le successeur d'Énée ne fut pas Jule, lils d'Ascagnc, son fils aine, mais Silvius, lils cadet d'Ënée. Grotius.
1 De nos jours encore, dans l'empire ottoman, le pouvoir souverain appartient à la ligne masculine de la maison d'Olbman. Le trône est dévolu au cbef actuel de la famille impériale au moment de la mort du sultan prédécesseur, cl non au (ils du défunt. C'est ainsi que le 25 juin 18GI, le sultan Abdul-Azis a succédé à son frère Abdul-Medjid; et que le fils aine d'Abdul-Medjid est destiné à régner après Abdul-Azis. Les Ottomans évitent ainsi les embarras de la minorité des princes et les dangers des régences. P. P. F.
(*) Titc-Live dit de Massinissa : « Pendant qu'il guerroyait pour les Carthaginois en Espagne, son père meurt (il s'appelait Galba). Le royaume échut à Oesalcc, frère du roi (telle était la coutume chez les Numides). Sur toute la Mauritanie, voyez Mahiana, lib. XXIX. C'est à l'imitation d'un pareil usage, que, parmi les Sarrasins venus d'Afrique en Espagne, les frères du roi défunt étaient préférés aux fils, jusqu'ad temps d'Abdéramc. Voyez Uodékic de Tolède, llist. arab., cap. VI. De Tiiou, Jfi«f(| libr. LXV, sur l'an 1578, dit «le Hamel, « qu'en vertu il. 4
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2 DigesL, !ii. XXXI, Di 'Jckomm ,11,1.
3 C'est-i dire de la succession au tr I' P. 1 ,
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relui de mi . ,is qu'il lui plaît. H y en a aussi un exemple dans l'Inspire >lu Mexique.