LIVRE II, CUAl'ITKfi XX. 'lOl
troisième, que Dieu prend soin des choses humaines, et qu'il prononce sur elles par des jugements très-équitables; la quatrième, que ce même Dieu est l'ouvrier de toutes les choses qui sont en dehors de lui. Ces quatre propositions sont expliquées par autant de préceptes du Décalogue.
2. Car dans le premier précepte l'unité de Dieu est clairement établie; dans le second, sa nature invisible : car c'est à cause d'elle qu'il est défendu d'en dresser des images (Dlutéron., iv, 12). C'est ainsi qu'Antistlièncs (*) disait: «Les yeux ne le peuvent voir, il ne ressemble à aucune chose; ce qui t'ait que personne ne peut le connaître par représentation. » Philon (**), de même, disait que « c'est une chose profane, de produire par la peinture ou la sculpture l'image de celui qui est invisible. » Diodore de Sicile dit de Moïse : « Il ne fit faire aucun simulacre (***), parce qu'il ne croyait pas que Dieu fut de forme humaine » (Excer^t.). « Les Juifs, dit Tacite, ne conçoivent Dieu que par la pensée el n'en reconnaissent qu'un seul. Ils traitent d'impies ceux qui, aveedes matières périssables, se fabriquent des dieux à la ressemblance de l'homme. » Plutarque donne pour raison de ce que Numa avait fait enlever des temples les images des dieux (****), « que Dieu ne peut être conçu
(*) Cité par Clément d'Alexandrie. Sénèque semble lui avoir emprunté ceci (lil>. Vil, cap. xxx, Natural. (Juœst.) : « L'arbitre, le créateur, le fondateur de ce grand tout dont il s'est fait le centre; ce Dieu, la plus haute et la meilleure partie de son ouvrage, se dérobe lui-même à nos yeux ; il n'est visible qu'à la pensée. » Grotius.
(•*) Le roi Agrippa dit cela dans Philon. G.
{*") Dion" (lib. XXXVI) dit « qu'à Jérusalem ils n'avaient aucun simulacre, parce qu'ils croyaient que Dieu ne peut être ni vu, ni expliqué par des paroles. » Voyez aussi Strabon, lib. XVI. G.
(****) Sur cette institution de Numa, voyez aussi Denys d'Halycarnaste (a). G.
(«) Barbeyrac fait remarquer qu'il n'y a rien là-dessus dans Denys d'Halycar-
que |..u lu |" ; ulc. » Dan
on puti-iiil l.i (<inii.li
maille*, m i .* 1 1 1 • • il<
du ICI m. h |
quelqu'un Urom] ,111 marque on m6m< iftsance
il.- Dieu. L< ipiah irmr , ne du
iiiuikIc, duiit l)i< ii rsl l'auteur, i-ii im-iiioirc il
le Sabbat ' i èié
d'une jnani irticulière, au
i quoiqu'un ai l,i peine de la loi était ai bili aire, i on . . mail les alimenta défendus , s'il avait i • Sabbat, la peine était capil que la violation
du Sabbat, selon son institution 1 * négation
de la création du monde par Dieu, f h , le n p.u- Dieu indique tant, ment ■ •• et Bon éternité,
.".. De cet notions spéculatives on pai actives, comme que Dieu do et qu'on doit lui obéir. (Test pourquoi ' celui qui nie que Dieu doive être honon père et mère doivent être aimés doit être réduit par (1rs arguments, mais par un châtiment [Tapie , Lib. 1. cap. i.\). 11 dit aussi «pic certaines choses son! ho qui sont autres ailleurs; mais qu'honorei tous les pays pic., Lib. Il, cap. w . Or La \.
S notions que nous avons appel-
(*) L'auteur ici Hépomttt aux orihodoxet (sur la question LUI •«'.a prime MMi : « Afin donr que le souvenir «le la créalioti du mo*fc fùl WWervé parmi les hommes, Dieu a voulu que le nombre «Je ve|4fèt distincte* dos latrei ■■■■m StM la Ki mures sacrées. • n ce qui précède. Grotb».
que Crotioi a lire ec bit de niai I i i»ourrail bico »*oir pris
un autour pour l'autiv. . . P P. F.