‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 265 sur 373 · LIVRE II, Cil A TITRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE II, Cil A TITRE XX

XLV11. — 1. Les autres notions ne sont pas également évidentes, telles que celles-ci : qu'il n'y a pas plus d'un Dieu; que Dieu n'est rien de ce que nous voyons, qu'il n'est ni le monde, ni le ciel, ni le soleil, ni l'air; que le monde n'est pas de toute éternité, ni même sa matière, mais que ces choses ont été laites par Dieu. Aussi voyons-nous que par le laps des temps la connaissance de ces vérités s'est oblitérée et comme éteinte chez beaucoup de peuples ; d'autant plus facilement que les lois prenaient moins de souci de les maintenir, puisque sans elles il pouvait du moins y avoir quelque religion.

2. La Loi même de Dieu donnée à ce peuple à qui les prophètes et les prodiges qu'il avait vus en partie, et qui en partie étaient parvenus jusqu'à lui par le témoignage d'une autorité indubitable, avaient inculqué une connaissance ni obscure ni incertaine de ces choses, bien qu'elle déteste au plus haut degré les cultes des taux dieux, ne punit pas cependant de mort tous ceux qui sont convaincus de cette faute; mais ceux-là seulement dont les actes sont accompagnés d'une circonstance particulière : comme celui qui le premier a détourné les autres (Deutéron., xiii, 1 et G); la cité qui a commencé à servir des dieux inconnus auparavant (Deutéron., xiii, 12) ; celui qui adore les astres, en sorte qu'il abandonne toute la Loi, et par conséquent le culte du vrai Dieu (Deutéiion., xvn, 2) — ce qui selon Paul est Xaxpeusiv ^ xtian Ttxpccxôv y.Ti'çavTa, adorer la créature et non' pas le créateur (*) ; car -rrapà, ici et ailleurs, a souvent un sens

lulion française, préparée à cela par la philosophie du xvme siècle, a posé les vrais principes de la matière. « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi, » dit l'article 10 de la Déclaralion des Droits de l'homme et du citoyen, de 1791. 1*. P. F.

(*) Philon dit de telles gens [In Decalog ) : « Il y en a d'autres dont

I imO OH p. ut I.

i qui lura rou<

imc i.im; ...

Pour les l " ms N

. lomlx

litions, Dieu ne j - qu'i

desuitc, mais alors seulement qu'ils auraient comblé cette feule par de grands criin même h l'égard des autres peuples, il temjM rfigti ; u i | , ■■' su culte u\ Ii*'-

nitèa \ . wii, Cesl que, comme il raison par Philon, chacun consklèi lîgion i

la meilleure, para qu'on en juge la plupart du non par la raison, mais par l'attacliement qu'on i i«»ur elle De légat, ad Calum : pensée donl n< beaucoup ce mol dcCicéron, que personne n'approuve d'autre secte de philosophie, que celle -qu'il suit lui* même [Acad.y lib. IV). Il ajoute que la plupai veut liés avantd'avoir pu juger quel était le mcâl parti à prendre.

'i. De même doue que ceux-là sont i ne

doivent certaincmenl pas être punis par les boni qui n'ayant reçu aucune loi formulée par Dm les propriétés des astres ou d'autres chofl ou les esprits, soil dans des in animés; soir dans d'autres objets, ou Blême les I

rimptfH va au delà; ils n'accordent I I des honneurs c^aux à

Dieu ci à >es «mes, mais donucnl à ces dern ■ les honneur»

que l'on peut HMgÎMr, M damnant pas accorder le moindre souvenir à M Ineu commun à tous, ils passent sous silence la seule chose donl ils devaient se rappeler, s'abandonnant ainsi, les malheureux! à un oubli volontaire. » C'est ainsi que le fils de Maimon M passage du

Deutéronome (Direct. Dubit., III, II). Grotu».

Page 1