LIVRE II, CHANTRE XX
de ceux qui se sont distingués par leur vertu et par leurs bienfaits envers le genre humain, ou certaines intelligences dégagées de la matière, surtout s'ils n'ont pas inventé eux-mêmes ces sortes de cultes, et s'ils n'abandonnent pas pour cela leculte du souverain Dieu [*); de même il faut compter parmi les impies plutôt que parmi ceux qui sont dans l'erreur, ceux qui s'avisent de rendre des honneurs divins aux mauvais génies qu'ils ont connus tels, ou à des noms de vices, ou aux hommes dont la vie fut pleine de crimes.
5. Non moins aussi, ceux qui versent en l'honneur des dieux le sang d'hommes innocents, coutume dont Darius (**), roi des Perses, et Gélon, tyran de Syracuse, forcèrent les Carthaginois de s'abstenir; ce dont ils sont loués (Justin, lib. XIX; Plutarque, Apophtlicgmat; et De sera Numinis vindicld). Plutarquc raconte aussi que certains barbares qui honoraient les dieux avec des victimes humaines, avaient été sur le point d'être punis par les Romains, mais que comme ils s'excusaient en se fondant sur l'ancienneté de cette coutume, ils ne souffrirent aucun mal ; on se borna seulement à leur défendre de commettre rien de semblable dans l'avenir (Plutarque, Quœsl.Ram., lxxxiii).
XLVIII. — 1. Que dirons-nous de ces armes qui sont portées contre quelques peuples, pour la raison qu'ils ne ^veulent pas embrasser la religion chrétienne qu'on leur propose? Je ne recherche pas pour le moment si elle est proposée telle qu'elle doit l'être, et de lamanière'qu'elle doit l'être. Accordons qu'il en est ainsi : nous disons qu'il y a deux choses à remarquer. D'abord, c'est que la
(*) C'est ainsi que les Juifs reçurent dans leur temple les victimes offertes par les rois d'Egypte, par Auguste et par Tibère. Josèphc et Philon nous l'apprennent. G.
(**) Le fils d'Hystaspc, père de Xerccs. Comparez avec ce qui a été dit plus haut, l xi. G.
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Tolède : i Le saint synode ordonne que dans I on ne fera violence a personne pour l'amen • (*).
Car Dieu a compassion de qui il veut, al il endurcil qui il veut i Cap. Ds/uaVsu, Dislincl.
la coutume des livressainls, d'à lonté divine, aux effets don! i '*!•
2, U s© onde-chose a remarqu il que le Christ
(*) Josènlic est davis que chacun doit servir Dieu librement, cl non pli en y étant conlraint par U for. G.
[**) Servais remarque, sur le commencement du III* chant de Ytncidc, que « loata les fois qi'ta ne.voil pas II raison de ce qui arrive, et qu'on M pont en jttjer, on a la coutume de «lire que cela a semble bon aux dtCllS. « Douât fait la même remarque sur l'acte V, scène m de l'Eunuque. Abarbancl dit que le mot hèlm i-~ >c prend aus*i dan* et sens-là. Grc: