‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 267 sur 373 · LIVRE II, CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XX

autour de la loi nouvelle, n'a pas du tout voulu que personne fût entraîné à recevoir sa loi par les peines de celte vie, ou par la crainte de ces peines (*) (Hom., viii, 15; Hébr., ii, 15; Jean, vi, 07; Luc, ix, 54; Mattil, xiii, 29). C'est dans ce sens que ce mot de Tertullien est très-vrai : « La loi nouvelle ne se venge pas avec le glaive vengeur. » Dans un livre ancien qui porte le nom de Constitutions de Clément, il est dit du Christ : «Il a laissé aux hommes le libre pouvoir de leur arbitre, ne les punissant pas d'une mort temporelle, mais les appelant à rendre compte dans l'autre monde. » Athanase s'exprime ainsi (**) : « Le Seigneur n'exerçant aucune contrainte, mais laissant à la volonté sa liberté, disait en général à tous : Si quelqu'un veut venir à ma suite; et à ses apôtres : Est-ce que vous aussi vous voulez vous retirer (***). » Ghrysostonic dit sur le même passage de Jean : a II leur demande s'ils veulent eux-mêmes aussi se retirer: ce qui est la parole d'une personne qui écarte toute violence et toute obligation. »

3. Il n'y a point de contradiction avec ceci, que dans la parabole des Noces, il est ordonné de contraindre quelques personnes à entrer (Luc, xiv, 23); carde même

(*) Grégoire de Naziancc traite celte matière (Orat. Quum adsumptus est à paire) et aussi Bkde lib. I, cap. xxvi. Isidore dit du roi Sisebut : « Voulant, au commencement de son règne, convertir les Juifs à la foi chrétienne, il montra toutefois du zèle, mais un zèle qui n'était pas selon la science; car il contraignit, en faisant usage de son autorité, ceux qu'il aurait dû rattacher à la foi par la persuasion. » Roderic a copié cela dans son histoire, II, 13. Osorio et Mariana blâment pour le même sujet les rois qui ont régné après lui en Espagne. Voyez ce dernier, xxvi, 14; xxvn, 5. Grotius.

(**) Épitrc aux solitaires. G.

(***) 11 y a dans Cypricn (Epist. LV) : « Se tournant vers les apôtres, il leur dit : Est-ce que vous voulez aller ? Observant, bien entendu, en cela, la loi en vertu de laquelle l'homme laissé à sa liberté, et constitué en possession de son libre arbitre, peut se donner ou la mort ou le salut. »

Grotius.

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caractère. Les .souverains, de quelque religion qu'ils soient, n'ont donc aucun droit il'empéclicr quelqu'un de servir Dieu paisiblement, suivant les lumières et les mouvements de sa conscience Je tracée par

la nature elle-même, el professée parles plus grands publicistes, forme le premier fondement de la liberté humaine, un s< ul pas dans le domaioe de la conscience, c*esl l'esclavage d faaraliiacaaaaa. Mais ces vérités

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