‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 285 sur 373 · I.ÎVRB II, CHAPITRE XXf · texte numérisé non relu

I.ÎVRB II, CHAPITRE XXf

ambition, qu'ils n'en accusent pas* le sort, et ne viennent pas se décorer du nom de suppliants. Ce nom est réservé, parmi les hommes, à ceux dont l'Ame est pure, mais qui ont eu la fortune contraire (*). Quant à ceuxlà, dont la vie n'est qu'un tissu d'injustices, ils ne se sont ménagé aucun chemin praticable pour aborder la pitié, et y trouver un refuge » (Lib. X11I). Ménundre a parfaitement distingué entre ces deux choses : la fortune adverse et l'injustice : « 11 y a entre l'injustice et le malheur cette différence, que c'est le hasard qui fait celui-ci, et la volonté qui fait celle-là (**). » Le mot suivant de Démosthènes ne s'en écarte point : « Il est juste d'avoir pitié non pas des méchants parmi les hommes, mais de ceux qui sont malheureux sans qu'il y ait de leur faute » [In Aphob.) ; ce que Gicéron traduit ainsi (De Iuvcnt.y u) : « 11 faut avoir pitié de ceux qui sont dans le malheur à cause de la fortune, non à cause de leur malice. » C'est aussi un mot d'Àntiphanc2, «que ce qui se fait non volontairement est l'œuvre de la fortune; et que ce qui a lieu volontairement est de dessein prémédité. » Et ce mot de Lysias : « Personne n'est malheureux par un pur effet de sa propre volonté. » C'est ainsi que dans la plus sage des lois, les asiles

0 Un ancien oracle dit : a Tu as tué ton ami en voulant le secourir: lu n'as commis aucun crime; ta main est plus pure qu'elle ne l'a été auparavant. » G.

(**) IMiilon (De Judice) dit que « Va compassion n'est due qu'aux malheureux ; et que celui qui fait mal volontairement n'est pas malheureux, mais injuste. » C'est ainsi que Marc Anlonin veut que l'on examine l'esprit de*s autres, « pour savoir s'ils agissent par ignorance, ou de propos délibéré, et pour considérer en même temps les choses qui ont de la liaison avec celle-là. » Ainsi Totila distingue, dans Procope (GotUiic. III), entre ce qui se fait par ignorance ou par oubli, et ce qui se fait de propos délibéré. Grotius.

1 Cet Antiphane, que notre auteur cite ici, est l'orateur Antiphon.

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2, Il y avail cliei les Athéniens un u ricorde, dont ont fait mention Cicérou, l*anaanhi

\ 1 1 1 > [**), inriiic Théophile dans se* Institut.

Papinitu décrit longuement (Thcbaul., xn). M

qui était-il ouvert? Bcoutei le pot malluurci

l'uni consacre....; » et bientôt il ajoute qu'il N'y réuni

sait : « Des vaincus à la :»>'s de leur pain

{') Pépia réélit, et ne voulut pas livrer, le* réfugié* de .Vuslne ( fuyaient la tyrannie, ('.c'a se irouve Mans Kréd.-pire, histoire de Pép sur l'année 688. L'empereur Louis le Obonnaire donna aussi relraiK ceux qui l'étaient enfuis «le II :name pour chercher un ap,

auprès de lui. romine il parait p.ir une de ses ordonnances, faite l'an 8 et insérée dans le tome II dis conciles de la (iaule. Charles le Chai eu usa de même à I é^-.ird de ceux qu .tient auprès de II;.

de chez son frère Louis. Autoi.v, lili. V, . \\\ •• àl sujet u> Patzmaquc, qui ne fut pas livré à Tyrach qui le demandait, voyez Zoo ras, dans l'histoire de Constantin Monon, msi qw'<>smai

fut pas livré à Eskisar, par le gouverneur Inungia. Lbdclaviis. Ut turc, lib. II. Les Portugais ne livrèrent pas D'Ail. uquerque, ainsi que rapporte Mariana. XVI. > GaoTiis.

'•) Sur le VIII- « hani de l'rWiV G

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