LIVRE n, chapitre XXI
rablc : « Qu'ils ne parviennent à nuls honneurs, à aucunes charges militaires, » Pour ce qui est de l'esclavage, il a été expliqué par nous, ailleurs, comment, et jusqu'à quel point, il passe sans injustice aux entants.
XV11. — 1. Ce que nous avons dit sur les enfants qui peuvent être frappés pour les délits de leurs pères, peut être appliqué de même à un peuple vraiment sujet — car celui qui n'est pas sujet peut être puni, connue nous l'avons dit, à raison de sa faute, c'est-à-dire de sa négligence — si l'on demande si ce peuple peut être frappé pour les crimes du roi ou des gouvernants. Nous ne recherchons pas pour le moment si le consentement du peuple lui-même est venu s'y joindre (*), ou s'il a été fait par lui quelque autre acte qui soit par lui-même digne de peine, mais nous parlons de la liaison intime qui provient de la nature de ce corps dont le roi est la tête, et les autres sont les membres'. Dieu, il est vrai, à
(*) Philon, parlant des sujets du roi d'Egypte, du temps d'Abraham, dit que « toule sa maison fut punie avec lui, parce que personne ne s'était indigne de son acte injuste, mais qu'en le louant, tous s'en étaient rendus comme les complices. » Josèplic, dans l'endroit où il raconte la prophétie prononcée contre Jéroboam, dit : « Le peuple partagera son châtiment; il sera chassé de celte terre heureuse, et dispersé dans les pays au delà de l'Euphrate; il sera exilé, parce qu'il s'est rendu complice de l'impiété de son roi. » , Gnonts.
• De eo contactu qui ex naturd orilur ejus corporis, etc. C'est ainsi qu'il faut lire, selon ce que porte la première édition, el celle de 163?, comme je l'ai remarqué dans mon édition latine, où les imprimeurs néanmoins n'ont pas suivi ma correction dans le texte, et ont laissé contractu. La faute se trouve déjà dans l'édition de 1612, qui est la dernière avant la mort de l'auteur : et elle vient "peut-être de quelque correcteur imprudent, qui n'a point entendu ce mot contactus, pris pour contarjio, comme on le trouve dans de bons auteurs anciens, par exemple, dans Sénèquc et dans Tacite. Le savant Gronovius avait ainsi lu ce passage, comme il parait par sa note; quoiqu'il n'en avertisse point. Mais Ziéplcr n'ayant eu aucun soupçon que le texte fût fautif, comme il aurait du s'en apercevoir, s'il avait bien fait attention à la suite du discours, accuse notre auteur de donner une explication plus obscure que la ques-
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XIX, — Quant a l'héritier, la rraic raison pour laquelle il est tenu des autres dettes, et n'< du cliâtimenl (*j — comme cela a il par le joi
consulte P. nil : « Si une pei quelqu'un^
il a tic reçu dans le droit positif (ju'cllc ne passe point aux
héritiers (L. \.\. Dig., De pœnis] — c'est que l'héritier représente la personne du défunt, non pas d rite et le démérite, qui sont purement persouiM I dans les biens (**), auxquels sont atta< par un
lion mémo, et, ipiti >Vn o donné la Ion < cr m i un sons m-
MMAble, ITtBC enlin qu'il n'y m a point D*tfl il parait, rombieo il èlait ■éetnain de ttaférer avec nia lea amennes éditions, avant que d'entreprendre, je ne «lirai pas de critiquer. Baie de lire un ou\rommo relui-ri, pour l'entendre. I'-vkbetrac.)
[*] Voyez le lils do Maimon, til. r.V; cap. m I la Guémara,
dans le traité Bat* Kaoae, cap. i\, ? u. G.
[•*) Veyei Id \ 1 1 1 • concile de Tolède, sur l'aiïauc de UcceciwiDlh ;