LIVRE II, CHAPITRE XXIII
qui n'auraient pas d'intérêt dans L'affaire; et où mémo
on prendrait des mesures pour forcer les parties à rece-
répondit : « Vous avez oublie uu article essentiel : celui d'envoyer des missionnaires pour toucher les cœurs des princes, et les persuader d'entrer dans vos vues. »
Itousscnu a publié, en 1701, un petit ouvrage sous le titre modeste d'Extrait du projet de paix perpétuelle de M. Vabbé de Saint-Pierre, dans lequel il a soutenu que s'il y a quelques moyens praticables pour obvier aux maux des institution! sociales existantes, on doit les rechercher dans rétablissement des confédérations, par lesquelles les sociétés distinctes pourront être unies ensemble, comme les individus d'un État particulier sont unis dans une seule société. Les fragments d'un essai sur le droit international, par Jérémie Benlham, publiés d'après des manuscrits datés de 17bG jusqu'à 1789, ont révélé un projet de paix perpétuelle, basé sur deux propositions fondamentales, que Bcnlham regarde comme essentielles à son succès : 1° la réduction et la fixation des forces militaires cl navales des diverses puissances qui composent le système européen ; 2° l'émancipation des colonies de chaque Etat. L'auteur propose, dans ce projet, pour la décision des disputes internationales, rétablissement d'un tribunal arbitral , qui ne pourrait que faciliter la pacification générale, si même il n'était armé d'aucun pouvoir coèreitif, car la décision des arbitres sauverait l'honneur de la nation condamnée. La proposition de Benlham d'abolir pour toujours la guerre entre les nations de l'Europe, ne précéda que de quelques années les grandes guerres de la Révolution française. — Kanl proposa, en 1795, peu de temps après la paix de Bàlc, un projet de paix perpétuelle, basé sur la même idée d'une confédération des nations de l'Europe, représentée par un congrès permanent. Le célèbre philosophe allemand développa cette idée, en proposant, comme première condition de la paix perpétuelle, que la constitution de chaque État fût républicaine, c'est-à-dire que le pouvoir fut limité par une représentation nationale, le pouvoir législatif étant séparé du pouvoir exécutif; et, comme seconde condition, que le droit public fût fondé sur une fédération d'Etats libres. Un autre philosophe allemand, Fichte, adopta aussi les idées de Kant, sur la possibilité de rendre la paix perpétuelle par l'établissement d'une grande confédération des nations. Cette théorie a été combattue par Hegel, dans ses Eléments de la philosophie du droit. Voici les principaux arguments invoqués par ce philosophe : La paix perpétuelle, si elle pouvait être réalisée, serait un état de stagnation morale pour les peuples. On a parlé d'une ligue des princes pour arranger les différends entre les États souverains? Mais un État, c'est un individu, et la négation est essenttHIc-
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• Voyez-en un exemple dans Cvssiodore. Iib. III, Epùt. 1,2,3,4; cl dans UAIUOS, Dt y<ice publiai, lib. Il '•m, n. 12. « 6.
(*•) Les éréqnei prirent, I rd, Ij ■«« dei druides, et avec un
droit mieux fondé. Voyez la Mtlfl - Louis, dao» le»
Capilulaires de Ui...ie> le CI L, au sujet des é vécues d'Es;
Rederie, ToLET.Jib. Vil, cap. in. G-
•••; Yoyri \aCUSTDI, De doctrin. C/irùf., Iib. I, cap. IXMU. ».