LIVRE II, CHAPITRE WlII
Dion Chrysostome recommande cet expédient dans la seconde de ses harangues « In Fortunam, » et bien avant lui, Salomon dans le livre des Proverbes, xvm, 18 (Thomas, ii, ?, Quxst. xcv, art. 8, et ibi Cajetan).
X. — 1 . Le combat singulier est quelque chose d'approchant du sort, et il semble que son usage ne soit pas tout à lait à rejeter, si deux adversaires dont les querelles entraîneraient autrement des peuples entiers dans des malheurs considérables (*), sont disposés à vider entre eux leur différend par les armes, comme tirent autre. lois Ilyllus et Échémus à propos du Péloponèse (Hérodote, Pohjmn.), llypérochus et Phémius, au sujet du pays voisin de l'Inachus1 (PuJT ARQUE, Quxst. Grxc), l'Klolicn Pyrechmc et l'Epéen Degmenus, au sujet de l'Élide (Straron, lib. VIII), Corbis ctOrsua, au sujet d'Ibe (Tite-Liye, lib. XXVI II). Il semble, en effet, qu'encore même que ce ne soit pas louable de la part des adversaires, eux-mêmes, les États du moins puissent accepter ce parti, comme étant un moindre mal. Dans Titc-Live, Met i us s'adresse ainsi à Tullus : « Trouvons quelque moyen de décider lequel doit commander des deux peuples, sans qu'il leur en coûte beaucoup de sang et de carnage » (Lib. I). Strabon dit que cela avait été une ancienne coutume des Grecs [dicl. loc.) ; et dans Virgile, Énée dit qu'il eût été juste qu'entre lui et Turnus les choses se lussent terminées de cette manière (**).
(*) L'auteur de la tragédie de la Tkébaïdc dit : « Voyez qui sera roi de vous deux, niais que ce soit sans détruire le royaume. » Dion dit, dans la Vie d'Olhon : « Il est beaucoup plus convenable et juste qu'une seule personne périsse pour tous, qu'un grand nombre pour un seul. » G.
•Aujourd'hui, le fleuve Najo, dans l'Argolide ancienne, province du Péloponèse. P. P. F.
(** )Unéide, ch;ip. xi : « C'eût été plutôt à Turnus d'aflronler le trépas » Pour la même raison, Antoine provoquait Octave à un combat singulier. Plularquo, Vie d'Antoine. G.
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bien, ou qu'il convienne aux institutions de la pan branler ou <lr renverser la pros] ibliqw
ressentiments particuliers. codent
leurs armées, et, la paix rétablie, ils pale- uns cha les autres, les caui malbeors dont ib étaient menaces ayant disparu. Tanl
1rs sujets le soin de la justice rt l'amOUr i\r la pa!: tant, dans 1rs rois, l'esprit <lr douceur et de i
dance pour leurs peuples ! »
\l. — Mais quoique dans ma tuée douteuse les
deux parties soient également tenues de . i
moyens d'éviter la guerre, celui-là pourtant qui dtmandc est tenu davantage que celui gui possède " . I
dans uni- çail m1iIk.ii de celui qui possède
soit meilleure, c'est un principe qui i a sou
Lement au droit civil, mais encore au droit natui
(*) Voyez le c.i|»iiu!.nre de Charles le Chauve fait à Sainl-Àraoul, el le traité d'Aix-la-Chapelle. La même équité régnait parmi le* Lombard*. Von./ Paul 'NYarmtrid. lih. I, cap. \n ; 1 1 1 » . |V, <\ap. \vu; lih. V, cap. Il G.
r Vtyw klmnu, I II.