‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 327 sur 373 · I LIVIUS 11, CHAPITRE XXIII. 5G · texte numérisé non relu

I LIVIUS 11, CHAPITRE XXIII. 5G

toria, De Jure Bclli, nos 27 et 30; L. In pari..., Dig., De rrrj. jur.). Nous en avons donné ailleurs1 la raison, tirée môme des Problèmes dits d'Aristote. À cela il faut encore ajouter ceci, que la guerre ne peut point être licitement faite par celui qui a la conscience de la justice de sa cause, mais qui ne possède point des titres suflisants pour convaincre le possesseur de l'injustice de sa possession (Lessius, De Juslilid, cap. xxix, Dub. x; MoLlNA, Disp cm, § In secundo vcro...\ Lorca, h, 2, sect. m, Disp. lui, n° 'i), parce qu'il n'a pas le droit de forcer ('autre à se départir de la possession.

XII. — Mais lorsque le droit est douteux de part et d'autre, et qu'aucune des parties n'est en possession, ou qu'elles possèdent toutes les deux également, celle-là doit être réputée injuste, qui refuse le partage qu'on lui offre delà chose contestée (Lorca, h, 2, sect. xl, Disp. lui; Soto, v, De Instit. Jur. xli, art. 7).

XIII. — 1. Par ce que nous avons dit, on peut résoudre cette question que plusieurs ont agitée, de savoir si la guerre, eu égard à ceux qui en sont les principaux auteurs, peut être juste des deux cotés (Govarruv., In cap. Peccalum, Rclcct. n,§ 10, n° 6; Alciat, Paradox, n, 21 ; Fulgos., De Insiit., lib. V; Piccolom., lib. VI, Philos, Civil. y cap. xxi ; Alrer. Gentil., lib. I, cap. vi). Il faut distinguer, en effet, les acceptions variées du mot juste (*). Une chose est dite juste, ou par rapport à sa cause, ou par rapport à ses ctfets. Par rapport à sa cause, soit en donnant au mot justice une acception spéciale, soit en lui donnant celte acception générale par laquelle on désigne toute sorte de rectitude. L'acception spéciale se divise de rechef en celle qui regarde l'action,

1 Livre II, ch.ip. V, g xvui.

(*) C'est ainsi que Gratien [Caus. XI, Quœst. III, post C. F.piscopus...) distingue entre une sentence juste dans sa cause, juste à l'égard de l'outre, et juste en conscience. G.

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