‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 328 sur 373 · Dans L'acception générale <>n appelle habituelle · texte numérisé non relu

Dans L'acception générale <>n appelle habituelle

1 u La justice, dit Btrbejrte, prise il.

H en relie qui convient à l'action, et celle qui convient à l'agent. 1j première >orle de justice peut èlre appelée positive, et l'autre néj:: lin eiïet, l'aj;cnt e>t dit quelquefois Igir justement, quoique ce qu'il fait M aoil pu juste, ce qui a lien toutes les fois qu'on api sans s'y déterminer par un principe d'injustice. » « Cela, ajoute l -il, avait clé wulc .ippareininent par les imprimeurs, dans toutes ns, depuis la

première. Je l'ai remis dans la mienne, publiée en 1720. » 1' f 1

- La Morale d'Aristote, édil. citée, liv. V, clia|>. mi cl suir. l\ P. V.

' « La guerre, dit llarbeyrae, ne saurait être juste des deux côtés, parce que la nature même de la chose ne permet pas qu'on ail un pouvoir moral, ou un renia hic droit, à deux choses contraires, romme est faire ci empocher de faire. ■ P l'. 1

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nient juste, ce qui est dépourvu de toute faute de la part de l'agent. Or beaucoup de choses se font sans droit, et sans être coupable d'aucune faute, à cause d'une ignorance inévitable (Suarez, De Lfgib., lib. III, cap. xviii; Ai.i'ii. deGastho, De polcst. Ic.fj. pœn., lib. I, cap. i et m). Il y a un exemple de cela dans la personne de ceux qui n'observent pas une loi dont ils ignorent l'existence, sans qu'il y ait faute de leur part, après que cette loi même a été promulguée, et qu'un intervalle de temps suffisant pour la connaître s'est écoulé. C'est ainsi qu'il peut arriver aussi dans les procès, (pic l'une et l'autre partie, nonseulement soit exempte d'injustice, mais le soit encore de tout autre vice, surtout lorsque l'une et l'autre partie, ou l'une des deux plaide, non en son nom, mais au nom d'antrui, par exemple en qualité de tuteur, à qui il convient de ne pas abandonner un droit, quelque incertain qu'il soit. Ainsi Aristote dit (pic dans les procès où l'on conteste sur un point de droit, aucun des deux adversaires n'est malhonnête : ce qu'il exprime par le mot « méchant » (Lib. 111, Rhct., cap. xvu). Quintilien, d'accord avec lui, dit qu'il peut arriver qu'un orateur, c'està-dire un homme do bien, plaide indifféremment le pour et le contre (Lib. II, cap. xvn). Bien plus, Aristote affirme qu'on peut dire, dans un double sens, qu'un juge rend un jugement juste : car cela signifie ou bien qu'il juge tout à fait comme il le faut, sans aucune ignorance; ou bien selon l'opinion de son esprit (Topic, lib. I, cap. xv). Et il dit ailleurs : « Si quelqu'un a jugé par ignorance, il n'a point agi injustement » [Ethic. Nicom., lib. V, cap. xu ').

\. Mais quand il s'agit de la guerre, il est bien difficile que la témérité et le défaut de charité n'y aient quelque part, à cause de la gravité de l'entreprise elle-

• La Morale d'Aristotc, èdit. citée, liv. V, tliap. ix, |>. v235. V. l\ Y.

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paeatblaaua l'ester, par nauféfeacut, par nrl-itia^e, ou même par la toie du sort. H ne rejette même pas entièrement le combat singulier, qu'il considère comme se rapprochant du sort. Kn réponse à une question souvent posée, celle de savoir si ut | juste de part el

d'autre, il dit que, reJatw ou sujet, cela ne peul élrc,

puisqu'il ne peut j avait deux droits opposes; mais, comme les hommes peuvent facilement se tromper sur le droit réel, il est possible qu'une guerre soit juste de part el d'autre, par rap|K)rl aux agents. Ailleurs, il fait observer que la résistance, lors même qi:e la cause n'en serait pas juste dans le principe, peut le devenir par de la partie

adverse. ■ llisl. delà Uttcr. de l'Lur.. édil. 1840, L III. p. 304.

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