‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 336 sur 373 · LIVRE II, CHANTRE XXIV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHANTRE XXIV

dont nous avons parlé, et sur Scipion,qui, après la victoire de Pharsale, ne voulurent pas cédera César : « Us sont dignes de blâme d'avoir, sans utilité, causé en Afrique la perte de nombreux et braves guerriers. »

5. Pour ce que j'ai dit de la liberté, je veux que ce soit dit des autres choses désirables, si l'on a autant ou plus de sujet de craindre un plus grand mal opposé. Car, comme le dit avec raison Aristide, il est d'usage de sauver le vaisseau par le jet des marchandises, non des passagers.

VII. — En matière de châtiments qu'on se propose d'infliger, il faut aussi surtout observer ceci, que la guerre ne soit jamais entreprise à ce titre contre celui qui vous est égal en force. Car, de même que le juge civil, celui qui veut punir des crimes par les armes, doit être beaucoup plus fort que l'autre (Gajet. II, QuacsL xcv, art. 8); et ce n'est pas seulement la prudence ou la charité pour les siens, qui cxigcntqu'on s'abstienne d'uneguerre périlleuse, mais souvent même c'est la justice, gouvernementale bien entendu , qui, en vertu de la nature même du gouvernement, n'oblige pas moins le supérieur à prendre soin des inférieurs, que les inférieurs à obéir (Molina, Tracl. I, De Justilid, cap. en). D'où cette conséquence, qui a été enseignée avec raison par les théologiens, qu'un roi qui, pour des causes légères, ou pour iniliger des peines non nécessaires et entraînant avec elles un grand péril, entreprend une guerre, est tenu envers ses sujets à la réparation des dommages qui en résultent ; car si ce n'est point contre les ennemis, c'est toutefois contre ses sujets qu'il commet une véritable injustice, en les impliquant pour de telles causes dans un si grave malheur. « La guerre est juste, a dit Tite-Live, quand elle est nécessaire, et les armes sont innocentes quand il ne reste d'autre espoir que dans les armes » (Lib. IX). Ovide, dans le livre Ier des Faslcs, souhaite (pie l'on arrive à cet

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terribles guerres, M no peut s. dissimuler i|iic les peuples commencent à reconnaître le néant de la gloire nnlilai: ubatinn générale dont

la guerre «le 18GG entre l'Autrn lie, la Prusse et l'Italie a été l'objet, I indignation universelle soulevée par les annulions personnelles qui ont préparé ces nouvelles boucheries d'hommes, sont un signe infaillible que les grandes guerres ont .1 | fait leur temps, et qu'une ère plus

pacifique est devenue le vœu îles nations. 1'. I'. I .

(*j Servius dil. sur ce vers du .V chant de l'Enéide : ■ Les dieux déplorent la vainc fureur des deux parties, et les travaux si eonsidë~ rablcs des mortels... » : « Car il n'y a pas de sujet ass<'z juste pour que la guerre doive cite faite dans ce buf. » G.

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