LIVRE II, CHAPITRE XXV
ce n'est ii raison de ce qui lui est du en vertu du droit strictement dit. Mais le supérieur peut contraindre môme à d'autres choses que prescrit une vertu quelconque (*), parce que ce droit est compris dans le droit •propre du supérieur, en tant que supérieup. C'est ainsi (juc dans une grande disette de blé, les citoyens peuvent être contraints à mettre en commun celui qu'ils possèdent (Lessius, lib. II, cap. ix, Dub. 7); voilà pourquoi, dans notre question controversée, il paraît plus vrai de dire que le citoyen peut être contraint à faire ce qu'exige la charité. Aussi ce Phocion, dont j'ai parlé, montrant un certain personnage du nom de Nicoclès, qui était son plus grand ami, disait qu'on était parvenu à ce point de malheurs, que si Alexandre l'exigeait, il voterait lui-même pour qu'on le livrât
(Pl.UTARQUE, PIlOC.).
IV. — Viennent immédiatement après les sujets, que dis-jc, sont au même rang qu'eux par rapport à l'obligation de les défendre, les alliés dans le traité desquels cette clause a été comprise, soit qu'ils se soient placés sous la tutelle et le patronage des autres , soit qu'ils aient stipulé des secours mutuels '. « Celui qui n'écarte pas de son allié une injure, s'il le peut, est aussi coupable que celui qui la commet,)) dit Ambroisc <2 (De offre, lib. I, cap. xxxvi). Mais nous avons dit ailleurs que de telles conventions ne peuvent s'étendre aux guerres qui
(•) C'est ainsi que chez les Lucaniens, il y avait une peine infligée aux prodigues; aux ingrats, chez les Macédoniens; aux oisifs, chez les mêmes Lucaniens et chez les Athéniens. Ajoutez ce qui a été rapporté liv. \, chap. i, l ix. G.
* Voir livre II, chap. xv, g xiu, n. 2, la note. P. P. F.
2 Ce Père ne parle point là des alliés, auxquels notre auteur applique le passage, comme il paraît par l'exemple qui suit, de ce que fit Moïse en tuant 1'Égyplien qui insultait un de ses compatriotes. Socius est donc ici tous ceux avec qui l'on a quelque relation un peu particulière. (B.)
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