‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 345 sur 373 · LIVRE II, CIIATITRE XXV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CIIATITRE XXV

Y. — La cause qui vient en troisième lieu est celle des amis (*), auxquels on n'a pas, il est vrai, promis du secours, mais à qui cependant on en doit par une sorte d'égard pour l'amitié qu'on a pour eux, si ce secours peut être fourni facilement et sans inconvénient (Viotoria, De Indis, Part. II, n° 17; Gajetan, II, 2, Quœst. iv, art. 1). C'est ainsi qu'Abraham prit les armes pour Loth, son parent; que les Romains ordonnèrent aux Antiates de ne point exercer la piraterie contre les Grecs, vu qu'ils étaient parents des Italiens. Les mêmes, souvent, entre-' prirent des guerres, ou ont menacé d'en entreprendre, non-seulement en faveur d'alliés auxquels cela était dû en vertu d'un traité, mais pour des amis.

VI, — La dernière cause, et celle qui a la plus large étendue, c'est l'union des hommes entre eux, qui suffit même toute seule pour porter à se secourir. « Les hommes sont nés pour s'aider les uns les autres, » dit

paix, stipulant un prêt de secours en temps de guerre; que celte stipulation n'est applicable qu'au cas d'une guerre juste. Promettre assistance dans une guerre injuste, serait s'obliger à commettre une injustice, et un pareil contrat ne saurait être valide. Mais Wheaton fait remarquer que celle restriction tacite aux termes d'une alliance générale, ne peut s'appliquer qu'au cas évident d'agression injuste de la part de l'autre partie contractante, et ne peut être employée comme prétexte pour éluder l'accomplissement d'un engagement positif et non équivoque, sans exposer l'allié à une juste imputation de mauvaise foi. Dans le cas douteux, la présomption doit plutôt s'élever en faveur de l'allié et de la justice de sa cause. Voir Bynkcrshoek, Quœst. Jur. pnbl., lib. I, cgp. ix ; Vatlel, Le Droit des gens, liv. II, chap. xu, g IGS, édit. Guillaume, 1863, t. II, p.*154; liv. III, chap. vi, \ 8G-%, t. II, p 429 et suiv. « L'application de ces principes généraux, dit Wheaton, doit dépendrede la nature el des termes des garanties particulières contenues dans le traité en question » [Êlém. du Dr. internat., édit 1858, t. I, p. 259 et 2G0). Voir, dans le même ouvrage, des exemples appropriés au développement de ces principes, t. I, p. 2G0 à 270. P. P. F.

*) Voici les termes d'un ancien oracle : « Présent, tu n'as pas porté secours à un compagnon en danger de mort; je ne te dirai rien, si ce n'est : sors du temple. » (î.

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ple, contre l'injure? Platon pense que celui qui pousse point la violence laite à autrui (luit être pun D< Leçib.1 lib. IV : ce qui était ausn prévu par les fois des Egyptiens Diouohe, lib. I . Mais, d'abord, ri U péril esl manifeste, il est certain qu'on nN ni tenu,

car on peut préférei m rie et tes biens .1 la ris al aux

biens d'autrui Kt c'est ainsi qu'il l.mt mterj sui-

vant moi cette pensée de Tulliui ■ ù lui qui ae prend pas la défense d'un bomnas qu'un opprime, ai as

siste pas, s'il le pSUf, a l'injustice qu'un lui fait, 1. pas moins coupable que s'il abandonnait a e et

mère, ou sa patrie, OU tes allies ; i en donnant a « s'il le

peut » la signification de : « usée ouaulsy. » Car le

même dit ailleurs que i l'on peut en quelque sorte Se dispenser sans blâme de prendre la défi - boSB-

nies. » Il y a, dans les Histoires de SallustS : « T ccu\ qui, dans une situation pi . sont sollicités de

prendre pari à une guerre, doivent considérer d'abord s'il leur est possible de coi la paix; ensuite, si la

(•) Les Hébreux aussi. Moïse de Gelai, rrrept. Juhenl IAWII. LXXX; Vêtant. CLXIV, CLXV, G

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