LIVRE II, CHAPITRE XXVI
VI, 1). Jérôme dit sur ce passage : « C'est pour les iils un péché de ne point obéir à leur père fct mère; et parce que les père et mère pouvaient commander quelque chose de contraire à ce qui doit être, il a ajouté : selon le Seigneur. » Il ajoute à propos des esclaves (*} : « Lorsque le maître selon la chair lait un commandement di lièrent de celui du maître selon l'esprit, il ne faut point obéir. » Le même dit ailleurs : « Ils ne doivent avoir de soumission pour leurs maîtres et leurs père et mère, que dans les choses qui ne sont point contraires aux commandements de Dieu. » Car le même apôtre avait dit aussi que chacun rapportera la récompense de son œuvre, qu'il soit libre, qu'il soit esclave (ÉrnÉs. vi, 8). Tertullien dit, de son côté : « Il nous est suffisamment ordonné, selon le précepte de l'apôtre, d'être soumis avec une entière obéissance aux magistrats (**), aux princes et aux puissances publiques; mais dans les bornes de la discipline chrétienne.» Dans le Martyrologe, le martyr Silvain dit : « Nous ne méprisons les lois romaines que pour garder les commandements divins. » Dans Euripide, à Gréon qui dit : « La justice n'ordonne- t-ellc pas qu'on exécute des ordres suprêmes? » Antigonc répond : «Non, quand ils sont con-
(*) Ghrysostômc {sur la \" E pitre aux Corinthiens, vu, 24), dit : « Des bornes ont clé imposées par Dieu à l'obéissance des esclaves; il leur a été prescrit jusqu'où ils doivent les oLscrvcr, et il leur est interdit de les dépasser. Dans les cas où le maître n'ordonne rien qui soit désapprouvé par Dieu, ils doivent se conformer à ses ordres et lui obéir; mais rien au delà. » « La femme obéira à son mari en toute chose, dit Clément d'Alexandrie, en parlant de la mère de famille, et ne fera rien malgré lui, hormis ce qu'elle croira de quelque conséquence par rapport à la vertu et au salul. » Grotius.
(**) Voyez des exemples remarquables et de châtiment, et d'éloges, dans : I Sam., xxn, 18, 19; I «ea., xvm, 4. 13; \\Rcg.,i, 10, 12, 14. Parmi les chrétiens. Manuel el Georges refusèrent de prêter les mains au meurtre de l'impératrice; Nicetas, Vie d'Alexis, fils de Manuel Gomncnc. G.
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sivou* lui ordonne] de donner un gnage sur une
chose qu'il ignore, ilYtre d'un tel avis dani le sénat nous lui ordonna d'incendier la Capitola, de s'emparer de la citadelle, il est alora pennbi de dire: ce sont des
chose* qui ne doivent pas avoir lieu » (Declam. cclwî .
i Nous ne pouvons pas tout ordonner, dit Sénèque,
Il y a parmi les païen» deux illustres exemples de persotioageaqui n'ont pas obéi aux empereurs, en maiièrc de chovs désbon&He* ; l'exemple asseï connu de Pauinieij, et celui d'Ilelpidius, dans Acnmien, lib. XXI. Sétèfl voulut (]u'on ne laissât pas impunis ceux qui aTneol tué un sénateur, par ordre même de l'empereur. Voyez Xiphilio.
GftOTilS.
(*•) Lib. \,Contmv. i. G.
(***) Le même dit ailleurs : « Il n'y a pas nécessité de faire tout ce qu'ordonnent les parents; autrement rien ne serait plus funeste que le» bienfaits reçus, s'ils nous réduisaient à un complet esclarage. » G.