LIVRE II, CHAPITRE XXVI
comme l'esclave n'est pas contraint de tout faire. Ce qu'on lui commandera contre la république, il ne l'exécutera point : jamais ses mains ne se prêteront au crime » [De ÏJcncf., lib. III, cap. xx). « Il faut obéir à un père, dit Sopater; s'il commande dans les limites de ce qui est juste, c'est bien; si ses ordres sortent de ce qui est honnête, il ne convient pas de lui obéir. » On tourna autrefois en ridicule Slratoclès, qui avait proposé à Athènes une loi portant que tout ce qu'il plairait au roi Dcraéirius d'ordonner, passerait pour pioux à l'égard des dieux, et pour juste parmi les hommes (*). Pline dit qu'il avait quelque part démontré que l'exécution d'un ordre inique était un crime » (Lib. III, Epis t. ad Minulium) (**).
3. Les lois civiles elles-mêmes, qui pardonnent facilement aux fautes excusables, sont, il est vrai, favorables à ceux qui se trouvent dans la nécessité d'obéir, mais non pas en toutes choses. Elles exceptent, en effet, les actions qui ont l'atrocité du forfait ou du crime; qui, comme parle Tullius, sont d'elles-mêmes scélérates et criminelles; les méfaits qu'on doit fuir volontairement, non à cause des décisions des jurisconsultes, mais par une interprétation naturelle, comme l'explique Asconius (/,. Adcô..., Dig. De rcg. jur.\ CiceroiN, in Vcrr., lib. I.).
(*) Tel était ce billet qu'Andronic Comnène avait exigé de Basile Cainalcrc, par lequel « celui-ci promettait de ne rien faire, lorsqu'il sciait élevé au patriarcliat, que ce qu'Andronic trouverait bon, sans en excepter les choses les plus criminelles ; cl qu'il s'abstiendrait au contraire de tout ce qui ne plairait pas à Andronic. » Gkotius.
(**) Tettullien (De anima) dit que « celui qui ordonne est puni davantage, puisque même celui qui obéit n'est pas excusé. » Il dit aussi (Dercsurrect. carn.), que, « parmi les bomines, l'exercice le plus parfait de la justice va jusqu'à recbereber ceux même qui n'ont été que les ministres d'une action, pour les punir ou les récompenser, aussi bien que ceux qui se sont servis de leur ministère. Voyez Gaii.ius, De Pace Publiai, lib. I, cap. iv, n. 1 1. Grotius.
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contre Ut fini unis (*), reoonnaitsaîeoi poreux du ciel. » Nom Lisoni do moine qi i tjicu* lalorcs '*, convertis au Christ, avaient < le mourir,
1 Lis rc I", chap. il, in fine; el livre IV, f mi.
fj Julien, en effet, M s'abstint Ma de loule violence contre les Chtilu-us, mu tnui lui v|u'i ...iriju»- , ajr lespertceuur.
Il y ;i dam un éerit 'le 1 VéjPOlHM.] ; ■ Julien, l'assassin dune
■niée chrétienne. • Augustin raconl il />e«,lil> XVIII, cap. lu ,
qu'on avait commencé .i |>- rvcutT les Chrétiens à Antioche par son ordre, et qu'un jeune homme y fui torturé. <>n irouse, dans les llârljfOlogSt, s. uni r,liphiu>, I. ' Itente-troU M SM COOptgaMt, <}U*
Julien lit décapiter ealra lai Mlles de Toul cl Grand. Voyez auui Jean d'Anlioehe. i/i Ewurpi. FrirêtC. AlgKtia dit dans la lettre L à Uomface, citée DM OaatiBI, C&Ot. XI. (ju.rst. III [a : « Julien a été un empereur infidèle. N'a l il pai «le un apostat inii|ue el infidèle? Las soldats chrétiens oui soi vi un empereur infidèle. Mais lorsqu'il s'agiisail pour eux de la cause du Cliii-t, ils ne reconnaissaient que celui qui était dans le ciel, et quand il voulait qu'ils adorassent les idoles, et qu'ils fissent brûler pour elles l'encens, ils lui préféraient [)ieu » GtOTits.
- Los rpicutatores étaient des i ils qui entouraient le prince, et qui étaient chargea, entre autres attribution- i ter les sentences capi-
tales sur les soldais, ou sur les | - jes de l'ordre civil d'un rinfl
(a) Grolius denne celle lettre comme étant du commentaire sur le Livra dw 'Pkmmmhi. (a.)