LIY11E II, CHAPITRE VIII
sont encore devenues la propriété de personne. Je vois que les Égyptiens en ont usé ainsi (Stuabon, xyii). Chez eux, l'intendant des rois, qu'ils appelaient « la propre raison *, » revendiquait les biens de cette espèce. Et la loi a pu, même avant toute occupation, transférer la propriété de ces choses, puisque la loi seule est suffisante pour produire le droit de propriété (Govariujv., in cap. Pcccalum..., Part. II, §8).
VI. — Les autres choses àSsa-noTa (*), c'est-à-dire qui n'ont pas de maître, sont acquises de la même manière que les bêtes sauvages. Car ces choses, si nous suivons la nature seule, appartiennent à celui qui les découvre et les occupe. C'est ainsi que l'île déserte d'Acanthe lut adjugée aux Ghalcidiens qui, les premiers, y avaient
1 « Celui dont parle Strabon n'est pas, dit Barbeyrac, un intendant des anciens rois d'Egypte, mais un intendant des empereurs romains, établi depuis que ce pays fut réduit en forme de province. Le géograpbe dit que cet intendant est appelé ïôtoç Ao'yoç, et Casaubon remarque làdessus, judicieusement, que c'était le même qui était appelé dans le Digeste : Procurator Cœsaris, ou Rationalis. » Dans la liste des employés du Trésor public, on distinguait, dans l'empire d'Orient, des l'rœfecti ralionalcs, administrateurs-trésoriers des revenus de l'État, et payeurs des dépenses publiques. Il y en avait environ un par province. Un Cornes et rationalis sximmarum Acgypli, occupait un emploi analogue à celui des Prœfecti rationales. La Notilia Diijnitalum mentionne onze nationales dans les provinces de l'empire d'Occident. Ces employés faisaient partie du personnel placé sous les ordres du Comte des largesses sacrées. Quant aux nationales, ou Procuratores rerum privatarum, soumis auComcs rerum privatarum, ils étaient nombreux et proportionnés aux besoins du service. Leurs fonctions consistaient principalement à percevoir les revenus des domaines du prince dans les provinces. Yoir, au Digeste, De officio Procuraloris Cœsaris, vel Rationalis ; Code Tbéod., De bonis vacant.; Notit. Dignil. ; Pancii\ole, Imp. Or., cap. lxxxvii; Guizot, Cours d'histoire moderne, t. 111, p. 222; Seurigny, Droit public et adîiiinistralif romain, 18G2, 1. 1, p. 100 et 109. P. P. F.
(*) En Portugal, les baleines qui viennent à bord sont au roi.Georg. de Cabedo, Decis. Lusitan,, Part II, Décad. XLYHI. (G.)
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