LIVRE IF, CHAPITRE IX
III. — 1 . Il en est de même si c'est un peuple, lsocrate a dit [De Pacc), et après lui l'empereur Julien, que les États sont immortels, c'est-à-dire qu'ils peuvent l'être, parce qu'un peuple est une de ces sortes de corps composés de parties séparées les unes des autres (*), mais
des Pélasgcs et des Thessaliens : Grégoras, lib. VII; celle desUsumcassanides en Perse : Lcunclavius, lib XVI. Ajoutez Ltoxd'AnuQUE, lib. II, à propos de la ville de Tarodant; et, si vous le voulez, Ernest Cothman, Cons. XLl, n. 1 et suiv. Grotius. '
(*) Sénèquc dit dans sa lettre GII : « Il y a des corps continus, tels que l'homme; des corps composés, comme un vaisseau, une maison, enfin tout ce qui forme unité par l'assemblage de diverses parties; des corps divisibles, aux membres séparés, tels qu'une armée, un peuple, un sénat .. » Cela est pris d'Achille Talius, dont voici les termes, dans son discours sur Aratus, conforme à la division faite par ce Conon qui a découvert la Chevelure de Bérénice: « Le mathématicien Conon a observé qu'il y a des corps qui forment une unité sans aucune interruption. Or cette continuité est le souffle qui maintient le corps. Mais il y a des choses qui sont réunies, sans être jointes d'un seul trait, comme un navire, comme une maison : car le premier est composé d'un grand nombre de planches, l'autre d'un grand nombre de pierres. Il y a des choses qui se forment d'éléments séparés, comme un chœur. Mais ces dernières sont de deux sortes, qui différent entre elles : les unes, en effet, se composent de corps déterminés, et dont le nombre est facile à connaître; les autres, de membres illimités, comme un peuple. » Il est clair que c'est de là qu'a été tirée la loi Rerum... de Pomponius, De usurp. et usucap.) et ce que Paul dit qu'une statue est unie par un même esprit (L. In rem...,% ilem. {a); passage dans lequel il distingue pareillement entre les corps formés par cohérence, et les corps composés de membres séparés. D'autres se sont exprimés de même. Philon dit que cette constitution qui lie les parties des corps, « est un esprit qui circule en dedans de lui-même » {De ilundo). Il dit aussi que cette liaison est u une cohérence spirituelle, un lien non indissoluble, mais difficile à rompre. » Voyez aussi Boèce {Arith., lib. I); et notez que lorsqu'à propos d'un peuple nous disons celte constitution ou cet esprit, nous ne prenons pas ce mot à .la rigueur, comme a fait Conon; mais par analogie, et sur le même pied que nous appelons un peuple un corps. Alphénus (in L Proponebatur.... Dig., De Judiciis) appelle cet esprit « la forme d'une chose... »
Grotius.
(n) Di:.'. De rci vindicaHonc, lib VI, lit. I, I. 23. § 5. V. P. F.
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\ ni les philosophes, dam leurs disputes sur la nat . - . -.-mentent, citent-ils ce navire comme un exemple de doute, et souliennent-ils, le même, les autres qu'ils ne reste pas
le même. » Dans celle controv. i philosophes, les juns-
consultes OOt préféré prudemment l'affirma:
fort savant dans le droit, dit dans sr.n livre sur la U r -on d> U% cJiair : « Noua :nc» bien Hu ''
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rennoulu, i| rès le rélablisseesenl et la réparation de toutes ses parties. »
(a) Celte pensés ne se trot, lé par Gr »c a
reproduit oo ra • uvera toutefois au .
d*Aristote, plusieurs définitions du Gouvernement. '• I nnin
Pfdst, da 18**, p. 397, *