‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 54 sur 373 · LIVRE II, CHANTRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHANTRE IX

était, ainsi qu'Alpliéiius le développe d'après les philosophes (L. 70 , De judiciis) ».

2. Pour interpréter avec exactitude ce que dit Sénèque, que personne de nous n'est dans la vieillesse le même qu'il était jeune, il faut l'entendre de la matière seule: C'est dans le même sens qu'Heraclite (*) avait dit, suivant la citation qu'en l'ait Platon dans le Cralylc,ei Sénèque (dicto loco), que « nous ne descendons pas deux fois dans le môme lleuve ; » pensée que Sénèque corrige ainsi : « le nom du ileuve demeure le même ; l'eau a passé » (Epist. lviii). Aristote, de même, comparant un fleuve à un peuple, a dit que les lleuvcs ne cessent pas d'être appelés du même nom, quoiqu'un autre ilôt y vienne toujours remplacer celui qui s'écoule (Polit., lib. III, cap. i). Et ce qui reste, ce n'est point un vain nom ; mais cette manière d'être, que Conon définit : une disposition maintenant le corps ; » Philon : « une union spirituelle ; »

Sous-cntcndcz que le fond du vaisseau subsiste toujours en son entier; et c'est ainsi qu'il faut aussi prendre le mot « dissoluta, « dans les paroles de Paul, L. Inter slipulantem..., \ Sacram..., Dig., De verb. oblig. Cela est prouvé par ce qui précède dans Tertullien, et par ce qui suit dans Paul. Philon dit, De Mundo : « Est sujette à périr, non la chose dont il n'y a que des parties qui périssent, mais celle dont toutes les parties périssent ensemble, et dans le même temps. » Gkotujs.

1 Voir aussi Pufendorf, Droit de la nature cl des (jens, vin, 12, 7. Les États naissent, croissent, vieillissent et périssent enfin comme les individus. L'État n'est immortel que comme principe et comme cause première : l'État particulier n'est immortel qu'en ce sens, tout au plus, qu'il ne dépend pas de l'existence physique de ses membres, mais subsiste aussi longtemps que la loi de reproduction fait succéder de nouveaux membres à ceux qui s'éteignent. Au suiplus il est- condamné à périr comme toutes les choses terrestres, et son autorité ne lui survit en aucune manière. La question de savoir quand un Étal a cessé d'exister n'en est pas moins une question pratique, car avec lui ont du s'éteindre nécessairement les rapports légaux qui dépendaient de son existence. Uefftcr, Libr. cit., p. ii. P. P. F.

(*) Et Epicharme, dans Diogènc Laércc. G.

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(•) Ajoutez : M.iltlncu XUII, lî

(") Julien dit le contraire des mêmes Athéniens, dans ton Muopogon | G.

(a) L'ouvrage q -i contre ceux à'\- .-» il

1*3 .i rien d'approchant au sujet dos Athéniens. Je m'imapoe qu'il a en dans rit ce que dit cp; empereur dans sa lettre aux Athoni*

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