‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 138 sur 294 · LIVRE 1, CIIAPITUE · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CIIAPITUE

avec la souveraineté [Epilom. de Tite-Live). « Qui ignore, dit Cicéroii sur la loi agraire, que le royaume d'Egypte est devenu, en vertu du testament du roi Alexandre, une propriété du peuple romain. » Mitliridate dans le discours que lui prête Justin, parlant de la Paplilagonie, dit «({u'elle n'était point échue à son père par la Force ou par les armes, mais par adoption testamentaire»

laires au sujet de la Dourgo^jne dans Aïraoin (III, 68 et 75). Le roi de Foz donne Fez par testament à son second fils (Léon d'Afrique, lib. III). Voyez au livre V de cet auteur, ce qu'il dit au sujet de Buggie. Le sultan Aladin légua plusieurs villes à Osman (Leunclavius, Uxst. turc, lib. II). Le roi de Germiane donna à sa fille, qui devait se marier avec Uajazet, les villes de Phrygie (Id., llixi. Hirc, lih. V). Musai partagea entre ses enfants les villes que IcsTurcs possédaient en Cappadoce(Nicétas, lib. III). Cliuscin Beg donna à Murât le^ villes (jui étaient près du Pont-Euxin (Id., lib. I). Bajazet donna à Etienne les villes de Servie, en l'Iionneur de sa femme, sœur d'Etienne (Id., lib. VI). Le sultan Mabomel laissa par testament son empire à Mural (Id., lib. XII). Jacub Beg, prince de Germiane, fit bériticr de ses États le sultan Murât (Id., lib. XIV). Mabomet, cm|iercur des Turcs, avait pensé à laisser l'empire de l'Europe à son fils Amurat, et celui de l'Asie à Mustafa, son autre fils (Cbalcocondyl., lib. IV). L'empereur Basile Porpbyrogénète fut institué héritier par David Curopalate, du pays dontcelui-ci avait été maître en Ibérie. C'est raconté par Zonaras. J'arrive aux con(iuérants chrétiens en Orient. Michel Despote partagea la Thessalie entre ses enfants (Nicéph. Grégoras, lib. IV). Le prince d'Ëtolie laissa Athènes aux Vénitiens, et vendit la Béotie à Antoine (Cbalcocondyl., lib. IV). Le prince d'Arcadie donna en dota sa fille Messène, Ithome et les pays maritimes d'Arcadie, lorsqu'elle épousa le fils de Thomas, empereur grec (Id., lih. V). Le prince Charles partagea par testament l'Acarnanie entre ses fils bâtards, et donna des portions de l'Ëtolie à ses parents maternels (Id.). Les royaumes de Jérusalem et de Cliyi)re furent en partie légués par testament, et en partie aliénés par des contrats. Voyez au sujet de celui de Chypre, Bembus, Uist.Ital., Wh.yw, et l'aruta, lib. I. Les Génois reçurent en don la ville de Castrum en Sardaigne. et d'autres villes de la dépendance de Cagliari (Bizar., de Bell. Visan , lib. Il) Hobert donna à Boemond,^son fils cadet, Dyrrachium et Aulonc (Ann. Comnen., lib. V). Alphonse, roi d'Arragon, laissa à son bâtard Ferdinand la ville de Naples, comme pouvant en disposer par droit de conquête. Ferdinand légua à son petit-fils quelques villes du même royaume (Mariana, lih. XXX). Guoiius.

240 LE DUOIT DE LA GUEKIIE ET i>E LA l'AIX.

(Uv. XXXVIII). Le mémo historien raconte (ju'Orode, roi des Partlies, avait longtemps hésité avant de décider lequel de ses lils il destinerait à régner après lui (Uv. XLll). Polémon, souverain des Tibaréniens et de la contrée voisine, institua sa femme héritière de son État (Strabon, liv. Xll); c'est ce ((ue Mausole avait lait autreibis en Carie, quoiqu'il laissât des frères (Stkacon, liv. Xlll).

XIII. — 1 . Mais dans les États où le pouvoir est déféré par la volonté du peuple, j'accorde ((u'on ne doit pas présumer que la nation ail voulu permettre au roi l'aliénation de sa souveraineté (*) . Aussi ne devons-nous pas blâmer Grantzius, d'avoir remarqué comme une chose nouvelle, à propos d'Unguin, que ce dernier avait disposé de la Norwége par testament [Hisl. Dan., liv. 11, cli. iv); cet historien ayant pu avoir en vue les mœurs des Gerjnains, parmi lesquels le pouvoir n'était pas du tout possédé avec ce droit. Que si on lit ([ue Gharleinagnc, Louis le Pieux et d'autres rois, dans la suite, même chez les Vandales et les Hongrois, ont disposé de leurs États par testament, cet acte avait le caractère plutôt d'une recommandation adressée au peuple (*'), (|ue d'une véritable aliénation.

(•) L'empire ne doil pas èlie laissé comme on lè^juc des cliamps, des esclaves, dit Vopiscus (in Tacilo). « Il ne pouvait, dil Salvicn, donner uux pauvres, par testament, les peuples qu'il (jouvernait (o). »

Grotius.

{") Voyez les capilulaires de Charles le Chauve (cap. xii, Conventus

(û) n s'ai;it iri de Nabiiciindonosoi'. Barbeyrac rappni le le passage en entier. (.4(1. l'ccles. Cnlltolic, lib I). Celte i)lirase exprime sans doute la pensée qu'un prince n'est pas oblige i)e vendre ses peuples poui' convenir en aumônes l'argent qu'il en pourra tirer, et qu'il ne scniit pas non plus convenable, ni possible de leur donner ses Étals par leslanuTil. Itarbeyr.ic fait remarquer qu'on ne peut tirer de ces paroles aucune conséquence sur la question de savoir si les rois, en général, et les rois de Babylone, en parliculier, pouvaient aliéner leurs Étals à leur fautaibie. l,a citation de Gitinius ut la singulière proposition de Salvien, ne sauraient plus oiïrir de nos jours bi moindre esl)^cc d'intérêt.

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