De cette proposition générale ^ j'excepte les ma
au\ liens du sang. C'est en considération de cela que Moïse défendit les mariages entre parents de plusieurs autres degrés « l'ourquoi borner l'arnour, dit Chrysostôme ^(.4d. I Corintli. xiii, 13)? Pourquoi cm|iloyer inutilement une affection, qui pourrait te fournir l'occasion de former des liens nouveaux en épousant une femme étrangère?» Grotius.
* M. de Rotleck partage cette opinion, dans son livre intitulé : Droit de la raison, t. I, g (J8. P. P. F.
(*) Voyez Démosthènes (Orat. ad. Leochar.), ierhéteurFortunatien(a} elDonat {b) (Phorm., act. I, se. ii. elAdelph.. act. IV, se. v).
Grôtius.
;^ ^ La phrase de Grotius est ici très-embarrassée, contrairement aux ha-
'° bitudes de précision de notre auteur. De Courlin et Barbeyrac n'ont fait
'M que parapiiraser. P. P. F.
(^) Voici un nouvel exemple des développements donnés au texte de Grotius par iJarbcyrac. Ce traducteur commence ainsi l'alinéa : « Quand
'^ (a) .-/;•<. Uliel. Scliol., lib. I, p. k'), inler Anliq. Rhel. lalin,, édit. de
■J^ Paris, 1599. (B.)
i6) Sur Téreiico. (B.)
riagcs des ascendants à (inelquc (lcj,Té qu'ils soient, avec leurs enfants; la raison pour huiuellc ces mariages ne sont pas licites apparaît suttisanunent, si je ne me trompe. Le mari, en clVet, qui est le cliel' i)ar la loi du maria^'e, ne pourrait plus rendre à sa mère le respect (jue la nature lui impose, et il en serait de mènn; pour la lille vis-à-vis du père; i)arce que, bien (juc la femme soit inférieure dans le mariage, l'union conjugale crée cependant entre les époux une communauté qui excluerait le respect dû à la paternité. C'est avec raison fjue le jurisconsulte Paul, après avoir dit <pi'il faut considérer en matière de mariage le droit naturel et la i)udeur (*), a ajouté ([u'il est contraire à la pudeur d'épouser sa lille (/. udoptivas,..,
% scrvilcs Difj., De ril. nupiy. 11 ne. faut donc pas
douter([ue de semblables mariages ne soient illicites, ([ue, de plus, ils ne soient mds, jiarce (pi'un vice est attaché perpétuellcnuîut îi leurelVet.
3. Nous ne devons pas nous laisser ébraider par l'argument de iJiogène et de Chi'ysippe, tii'é de l'exemple des co(|s et d'autres aninnuix, et à l'aide du([uel cespliiiosoi)lies voulaient i>rouver (|ue de pai'eils accouplements ne sont pas contraires au droit de la nature. (Jlar, ainsi que nous l'avons dit au connnencement de cet ouvrage, il suffit qu'une chose répugne à la nature humaine, pour qu'elle soit considérée comme illicite. Et c'est là cet hi-
je parle du la difliculié et de riinpossibilitc nu'il y a de montrer, par des raisons liicn convaincantes, (pic les maria^'es entre parents ou alliés sont criminels et invalides par le droit naturel, j'excepte pourtant lesmaria^jcs entre un père ou une mère et leurs enfants » 1*. V. l'\
(*) l'Iiilon développe parfaiteuienl ce sujet [De spécial, leyib.). il dit. (jue M c'est le plus j^rauddes ciinies de souiller le lit d'un père n)orl, (jue l'on devrait re^jarder comme une ciiose sacrée; de n'avoir égard ni à râj;c de sa mère, ni au respect ([u'ou lui doit; d'être le (ili et le mari d'une même femme, d'avoir la même fennne pour mère et pour c|)0usc. »
Grotius.
' Dig., lil., XXlil, lit. Il, De rilii nuptiamw, 1. l-i, fi '2. P. l\ F.