‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 260 sur 294 · Xi · texte numérisé non relu

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qui, au rapport de Xénophon, ne trouve à blâmer dans de telles unions que l'inégalité d'âge : d'où la stérilité comme conséquence, dit-il, ou. une progéniture maladive. S'il n'y avait que cette raison qui s'opposât â de semblables mariages, ils ne seraient certainement pas plus nuls, et pas plus illicites que ceux des autres personnes, dont l'âge est aussi disproportionné que l'est, ordinairement, celui des père et mère à l'égard de leurs enfants ' . ' 5. Recherchons plutôt si dans les hommes qu'une mauvaise éducation n'a pas encore corrompus, il n'existe pas intimement, indépendamment des notions qui peuvent être conçues p;ii' la raison, comme nous l'avons déjà dit, un éloignement naturel pour l'union entre les

' Benlhani n'a pas été plus lieuieux en disant ijuc ces unions étaient défendues parce ([u'ellcs lacilitcraicnl des abus prématurés, nuisibles au développement des individus, ou bien parce ipie les relations du père et de la fdic priveraient celle ci d'un établissement avantageux {Traité de Législation, t. I, p. 375 et 37G). Abrcns a précisé avec exactitude la véritable raison des em|>ccbements au mariage fondes sur la parenté.' « La morale et la pbysiologie, dit-il, sont d'accord pour prohiber le mariage entre parents et enfants, entre frères et sœurs. Les relations qui e,xistcnt entre ces |)ersonncs produisent des affections toutes différentes de celle de l'amour. Les parents et les enfants sont liés par un rapport de subordination morale, d'où résultent le dévouement et le respect, tandis que l'amour veut essentiellement un rapport d'égalité. Le frère et la sœur sont unis |)ar l'amitié, fondée non sur les caractères, comme les amitiés ordinaires, mais sur la communauté de descendance, d'iiabitudes, d'éducation et de soins. La pbysiologie se déclare contre, ces unions, car, d'un côté, le mariage entre parents et enfants ferait i)0ur ainsi dire marcher la vie à reculons, ou rentrer l'effet dans la cause; et, d'un autre coté, la mariage entre frères et sœurs est contraire à une loi qui se manifeste dans tous les règnes delà nature, d*aprè4 laquelle le fruit est d'autant plus vigoureux, qu'il a sa cause dans des êtres qui, tout en appartenant à la même espèce, ont eux mêmes une origine plus diverse. Ces raisons morales et physiologiques doivent être consacrées i)ar le droit et les lois » (Cours de Droit, naturel, ou de Philosophie du Droit, édil. cit., p. ibl, ^bli). Voir aussi Béliue, Philosophie du Droit, édit. cit., t. IF, p. 80 et suiv. P. P. F.

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