PROJETS DE MADAME
Encore trois jours et je serai libre. Je me sens des ailes. Encore trois jours et je serai madame Cabrioli. Un vilain nom, cependant, Cabriolilmaisje compte sur le crédit de mon père pour me faire rendre le titre et le nom de marquise des Cazeaux, qui m'appai'tiennent légitimement. Franchement, sans cette promesse, je crois que j'aurais refusé le pauvre Cabrioli. Dans quel salon aurais-je osé me présenter sous ce nom ridicule? Hier, j'étais consternée en entendant les éclats de rire de ma bonne amie Jeanne de Bohun. « Comment! c^est toi, ma pauvre Malhilde, qui vas épouser un Cabrioli!» Et avec quelle offensante compassion elle ajoutait : « Va, va, rassure-toi, ma bonne amie; mon mari, qu'on veut nommer ambassadeur en Espagne, a du crédit aux Tuileries; il te fera décabrioliser et tu seras bel et bien marquise malgré ton Cabrioli. » J'avais envie de Télrangler ; heureusenient, mon
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père répond de tout et me rendra mon marquisat.
Jeanne est heureuse. Elle ne connaît pas ces petites misères de la vie, et son sort ne dépend pas d'un garde des sceaux. Son mari, le comte de Bohun, est aussi noble que les Planlagenets. L'un de ses ancêtres était le campagnon favori dé Richard Cœur de lion sous^ les murs de Saint-Jean d'Acre. M. de Bohun est d*âge mûr, et ses cheveux noirs sont mêlés de âls gris ; mais son nom seul le désigne aux regards.... Comtesse de Bohun!... Bahl laissons cela, et ne pensons plus qu'à mon pauvre Cab... Je n'aurai jamais le courage de répéter ce nom.
... Je le regardais hier, à la dérobée. Vraiment, il n'est pas laid. D'abord, il a quinze ans de moins que M. de Bohun, et quoique eon front se dégarnisse, il n'est pas encore chauve. Son plus grand défaut, c'est de se croire un trop bel homme et de prendre des attitudes. C'est le fascinateur des coins de porte. Je n'en suis pas jalouse. Dieu merci, mais on devrait être phis modeste quand on a le malheur de s'appeler... J'avais juré de ne plus prononcer ce nom-là... Le pire, c'est qu'il ne paraît pas se douter de son infortune. Je le vois lancer des coups d'œil dans toutes les glaces et regarder les damç3 aif6ç un sourire vainqueur... Quelques mo|3
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échappés à mon père me font croire que mon futur mari est un fort mauvais sujet et qu'il voit/)u qu'il a vu dans l'intimité quelques personnes célèbres. C'est là sans doute qu'il aura pris cet air triomphant.
Mais tout cela n'est rien, et je suis encore trèssatisfaite en comparant mon futur mari aux trois quarts des gens qu'on m'a présentés. D'ailleurs, il est temps de se décider. Je suis majeure depuis six mois, et je ne me soucie pas de coiffer sainte Catherine. Mon père s'ennuie de me conduire dans le monde ; une fille de mon âge est une charge trop lourde pour lui, et j'ai deviné un secret qu'il me cache. La terre des Cazeaux, qu'il me destine en dot, est hypothéquée pour les deux tiers de sa valeur, de sorte qu'il faut que mon mari soit riche ou que je renonce au mariage. Ma foi, il vaut encore mieux épouser M. Cabrioli, qui sera marquis des Cazeaux dans trois semaines. C'est ce qui explique aussi la facilité de mon père, autrefois si dédaigneux de la banque et des banquiers. Mon futur maria-t-il deviné ou non l'hypothèque? A-t-il assez de générosité pour négliger ce détail en faveur de la marquise ou du marquisat? Je l'ignore, et je devrais peut-être l'avertir. Mais dois-je révéler à un étranger ce que mon père me cache à moi-même?
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Après tout, le seigneur Cabrioli, marquis des Cazeaux,ne sera pas très-malheureux d'avoir conduit à l'autel une marquise sans dot. Les millions de son père doivent lui suffire.
J'entrevois un autre nuage, mais je me charge de le dissiper. M. Cabrioli me parait avoir du penchant pour la retraite. Il m'en a déjà dit quelques mots que je n'ai pas feint d'entendre, quoi- . que je les entendisse fort bien ; mais j'espère bien qu'il prendra conseil de moi, et qu'avant de m'enfermer dans sa maison, moi qui suis sortie du couvent depuis deux ans à peine, il me laissera le temps de voir le monde. Je ne suis pas lasse, mon cher mari, ni dégoûtée d'aller au bal, et je compte bien vous le montrer. D'abord, je veux faire visite avec Jeanne à tout le faubourg Saint-Germain. J'y retrouverai nos anciennes amies : les unes ma* riéès, les autres moins heureuses, et je comptebien ne pas rentrer une seule fois cet hiver avant cinq heures du matin. Tant pis pour le marquis Cabrioli des Gazeaux. L'hiver suivant, mon hôtel sera prêt et je veux recevoir tout Paris. Je lie suis ernbar* rassèe que du printemps. Que faire d'une saison où Ton ne danse plus et où l'on ne se baigne pas encore? C'est le moment, je crois, d'aller à la cam* pagne et de bâiller un peu en tête-à-tête. Allonsi
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M. le marquis Cabriolî ne sera peut-être pas aussi mélancolique qu'il le dit, et, dans tous les cas, je prendrai soin de le former. •• Mais la marchande de modes m'attend pour essayer ma robe de mariée. Il est temps de revenir aux choses^ rieuses.
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RÉPLEXIOMS DE MONSIEUR.
Dois-je poignarder? dois-je plaider? dois-je me
taire et vivre à part ? Non, jamais on ne fut
plus indignement trahi ! Mais reprenons l'histoire dès le commencement, c'est-à-dire dès le jour où je fis la funeste sottise d'épouser Mathilde et de fonder la dynastie de Cabrioli des Cazeaux ; — car elle est fondée maintenant et je ne puis plus m'en dédire* Gaston est tout mon portrait, et Blanche, quoique plus jeune et plus délicate que son frère, ne fait pas honle aux Cabrioli, dont elle est descendue.
Ce jour-là, c'était le 15 avril! 858. La cérémo*
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nie fat belle, Dieu le sait ! Le faubourg Saint- Germain et la Chaussée^d'Antin s'étaient donné rendez-vous à l'église Saint-Thomas-d'Aquin, trop petite pour une si nombreuse assistance. Du côté de Mathilde on ne voyait que ducs, comtes, marquis, princes, barons et vidâmes. De mon côté rayonnaient les millions, et je vis avec plaisir que mon père, tout Cabrioli qu'il était, recevait de toutes parts des sourires et des coups de chapeau. Il est vrai qull venait d'obtenir la concession du chemin de fer de Lisbonne à Oporto, et que les actions, émises à cinq cents francs, se vendaient couramment sept cent cinquante. (Elles sont aujourd'hui à quarante-cinq francs, mais grâce au ciel, mon père n'en a plus une seule, et même il eut la sagesse de. se démettre de ses fonctions de président du conseil d'administration, dès qu'il vit venir la dégringolade.)
Après la messe, j'enlevai Mathilde suivant l'usage, et nous primes la route d'Auvergne. L'Italie est usée; la Suisse est fatigante; l'Allemagne est ennuyeuse ; l'Espagne n'est ni confortable ni sûre ; passer la mer est un travail au-dessus de mes forces. Je calculai d'ailleurs (à quoi m'a servi ce calcul? peut-on éviter sa destinée?) je calculai que les premiers jours du mariage étaient toujours
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les meilleurs, que nous avions un château en propre, et qu'il serait bon de passer là paisiblement la lune de miel et d'y faire provision de doux souvenirs pour la saison brumeuse de Tâge mûr. D'ailleurs, j'avais horreur des auberges et j'étais curieux de connaître mes terres.
Je dis : mes terres^ car le marquis des Cazeaux, mon beau-père, avait eu la politesse de donner toutes ses propriétés en dot à sa fille. Quinze jours après mon mariage, je connus le vrai motif de cette générosité. Le notaire de *^ m'apprit que la terre et le château des Cazeaux, qui valent à peu près neuf cent mille francs, étaient hypothéqués pour sept cent mille ; — de sorte que j'eus grand' peine à payer les dettes du marquis, et même je n'en serais pas venu à bout sans l'aide de mon père. Je ne fus pas peu surpris d'apprendre, le jour de la mort de mon beau-père, qu'il laissait à sa fille un héritage d'un million en bonnes actions de Banque, de chemins de fer et titres de rente, et qu'il n'avait hypothéqué ses terres, cinq mois avant mon mariage, que pour marier sa fille sans dot, tout en paraissant se dépouiller pour elle. Le tour était fait de main de maître, il faut que je l'avoue, et mon père lui-même, qui connaît les affaires, en fut frappé d'admiration.
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Mais CCS détails importent peu à mon af&ire.
Le marquis remplit tous ses autres engagements avec une exactitude scrupuleuse. Il fut nommé sénateur au temps prescrit, et me fit nommer député comme il s'y était engagé par contrat* 11 me présenta comme son gendre et son successeur dans le monde officiel. Il me fit désigner comme rapporteur du budget rectificatif, et prit soin de faire valoir ma capacité financière, ce qui me frayait tout doucement un chemin vers le ministère des finances, ou tout au moins vers une direction générale. Enfin, quelques heures avant de mourir, il me serra la main et me dit: « Mon cher Cabrioli, « je vous fais mes adieux. Vous trouverez dans lo « tiroir de droite de mon secrétaire un papier qui <c vous causera, je n'en doute pas, quelque sur- « prise, et qui adoucira le rt grct que vous aveji de « me perdre. C'est la liste de tous mes biens « meubles, dont l'ensemble forme à peu près un « million cinquante-trois mille francs. Vous n'en 9 devrez aucun compte à l'enregistrement. Ce sont m mes économies. Si je vous en avais parlé plus « tôt, vous n'auriez pas manqué d'en dépenser une « partie* J^ai mieux aimé les garder avec soin « pour ma fille et pour vous, et vous m'en saurez a gré quand le moment sera venu de marier la
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<t vôtre, 1. Je n'ai pas nui à votre fortune politique, « vous le savez ; écoutez donc, et prometlez-moi a de suivre le dernier conseil de ma vieille expert rience.
a Vous avez, mon cher ami, plus d'ambition « que de génie , quoique — je me plais à le « reconnaître — vous puissiez passer pour un « aigle si Ton vous compare à la plupart de vos «Tcollêgues. Ne forcez donc pas votre talent. « N'ayez jamais d'audace. Votre tempérament ne a vous y porte pas. Soyez modéré en tout, dans vos « opinions, dans vos discours, dans vos actes, «dans votre silence. L'homme modéré n'offense « personne. Il ne franchit pas la barrière et le a toésé. Il les tourne. Aussi ne se rompt-il jamais « le cou. Surtout, soyez dévoué sans être zélé. Le « dévauement, en politique, est le plus lucratif de <c tous les métiers. Dès qu'on saura que vous êtes « dévoué, tous les*^ chefs de file voudront vous «prendre à leur service, et vous n'aurez que « l'embarras du choix. Criez : Vive le roi ! avec « persévérance; et si le roi est culbuté, criez : Vive «la ligue ! Le roi et la ligue vous en récompense- « ront chacun à son tour... Mais préparez de loin « vos virements, comme faisait le feu prince de a Talleyrand, qui n'a jamais servi une minuta
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<x de trop le maître dont Topinion publique ne a voulait plus.
a Un dernier mot. Tâchez d'occuper Mathilde.
a Je vois qu'elle s'ennuie et tourne à la femme a incomprise. C'est fort dangereux. Je ne vous a recommande pas de lui tenir compagnie au c( logis. Le remède serait pire que le mal. Ayez « un salon, recevez cinq ou six hommes polia tiques, deux ou trois hommes d'esprit, et trente « ou quarante cravates blanches. Parlez peu, une m fois tous les quinze jours, pendant dix minutes « seulement, et sur un sujet étudié d'avance* Si « vous pouviez n'émettre que des sentences; vous « seriez un orateur accompli. Grave et vide, rien c( de plus. Mathilde se tient admirablement et ne « manque pas d'esprit. Avec un peu d'effort vous a en ferez une femme politique. C'est ennuyeux, ' « je le sais ; mais la politique est encore moins u dangereuse que Toisiveté. Tant que Mathilde c( raisonnera ou déraisonnera sur la question <x d'Orient, vous serez en sAreté. Adieu, mon a ami, soyez heureux. » Le soir même il mourut.
Le vieux marquis avait raison. Mathilde s'ennuyait. Sous divers prétextes je l'avais retenue trois ans à la campagne. D'abord j'avais dû m'occuper de mon élection ( qui ne ût pas un pli ; le
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préfet et mon beau-père y avaient mis bon ordre) ; puis vinrent coup sur coup deux grossesses à peine interrompues par un séjour de deux mois à Paris ; puis je Texcitai à jouer le rôle de chûlelaine, et j'invitai chez moi tous les bourgeois et tous les gentilshommes campagnards de l'arrondissement, sans oublier leurs femmes. Mathilde s'amusa d'abord avec moi de leurs toilettes, mais ce plaisir ne dura guère, et d'ailleurs devenait dangereux pour mon élection ; enfin, je voulus rintéresser aux œuvres de bienfaisance, aux crèches et à toute la menue monnaie de la charité chrétienne; mais elle regimba tout net, comme l'avait prévu son père, et me déclara qu'elle voulait retourner à Paris, et voir ses amies du faubourg Saint-Germain, et qu'elle partirait, dût-elle partir seule. Que faire ? Je me résignai. Nous fîmes nos malles. J'achetai un petit hôtel aux Champs-Elysées, et je lançai Mathilde à pleines voiles dans la question du Slesi/vig-Holstein.
Hélas! ce qui devait me sauver m'a perdu.
Vainement' j'avais pris soin de n'admettre dans non salon que des politiques quinquagénaires, jlcs magistrats, des banquiers ou des gens d'es- 'prit qui devaient faire les mots de Mathilde et les miens (Mathilde, en vraie fille des croisés, n'a
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jamais regardé le nez d'un bourgeois). Un beau jour, je reçus la visite du noble comltedeBohun. Maudits soienl-ils, lui et sa femme I C'est à eux que je dois mon martyre. Par une condescendance dont ils me croyaient fort honoré, ils m'ouvrirent les portes du faubourg Saint-Germain, fermées à Mathilde depuis sa mésalliance; car c'est ainsi que madame de Bohun qualifiait mon mariage aussitôt que j'avais le dos tourné. J'aurais voulu donner vingt soufflets à cette petite vipère aussi bien qu'à son grand flandrin de mari, qui ne parlait qu'avec une affectation de politesse voisine de l'impertinence. Mais Mathilde se précipita avec ardeur dans cette amitié nouvelle En quelques semaines, elle deviiit inséparable de Jeanne, et tous les célibataires de la rue Saint-Dominique enlrèrent chez moi coiiime un torrent.
Un seul, moins empressé, me plaisait davantage. C'était le propre beau-frère de Jeanne, le vicomte Ralph de Bohun. Pendant que les autres s'empressaient aulour de Mathilde, admiraient ses moindres paroles, et même, se croyant sans doute fort habiles, recherchaient avec empressement mon amilié, je remarquai la froideur de Ralph. Peut-on se défier de celui qui ne fait la cour ni à la femme ni au mari? Qùaal à Mathilde, elle m'en
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CINQ ANS PLUS TARD. i59
jiarlait tous les jours, soit pour le louer, soit pour cil dire du mal, et ce manège m'aurait même doniïé quelque soupçon, si la rareté des visites de Bohun n'eût témoigné de son innocence. Je -crus donc pouvoir sans danger me lier avec lui. J'ai i*cussi... 11 est enfin sorti de sa réserve, car une femme de chambre que Malhilde a renvoyée ce matin vient de me remettre le billet suivant qui
ne m'était pas destiné. <c Chère Mathilde »
Suivent quatre pages de protestations d'amour qui montrent jusqu'à l'évidence que le scélérat n'est pas encore arrivé au but, mais qu'elle Taime et le lui a dit. Le tout se termine par un :
« Ever yours.
(X Ralph. »
Vit-on jamais pareille infamie? J'accueille ce traître comme un frère dans ma maison, et.... Parbleu ! n'est-ce pas la loi commune ? De quoi me plaindrais-je?... Avec quel art il a su feindre et tromper I Hier encore, il me serrait la main au club et m'empruntait vingt-cinq louis qu'il avait perdus sur parole. S'il m'emprunte mon argent, il devrait au moins me laisser ma femme... Avec quel plaisir je lui passerais une épée au travers du corps ! El c'est chose facile, car il est de seconde
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OU troisième force, tout au plus, tandis qu'on trouverait difficilement cinq tireurs plus habiles que moi dans les salles d'armes de Paris. Mais tuer un homme qui était hier encore mon meilleur ami, ce serait dire à tout Paris le motif du.dueh Puis, les avocats s*en mêleraient; on traînerait dans la boue mon nom et celui de mes enfants. Non, je renonce à Tépée, du moins pour quelque temps. Plus tard je chercherai quelque bon prétexte à querelle.
Quant à poignarder ma femme, il n'y faut pas songer. Là encore, j'entrevois un horizon tout noirci d'avocats. Avertir Maihilde et lui faire les reproches qu'elle mérite serait une sottise impardonnable, car elle peut nier tout, et n'y manquera pas. Menacer sans frapper est ridicule. Que faire donc?... Ah ! grâce au ciel, j'ai trouvé I Eurêka. Je tiens à la fois mon salut et ma vengeance. Le moyen n'est pas héroïque, mais il est sûr.