‹ Le droit des gens ou des nations (volume 2)Chapitre 4 sur 62 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

£n publiant cette nouvelle édition de son Traité du droit des gens^ l'auteur a voulu offrir aux personnes «appelées à s*occuper de la science qui traite des rapports mutuels des Nations un aperçu à la fois systématique et pratique des règles qui sont actuellement en vigueur et universellement reçues parmi les États chrétiens de FEurope et de l'Amérique, et qui forment le droit positif, au bénéfice duquel TËmpire Ottoman a été admis par le traité de Paris de 18S6. L'auteur a pris à tâche d'examiner les usages de la vie internationale et d'exposer les modifications et les améliorations que ces usages ont subies à diverses époques et grâce auxquelles ils ont été appropriés aux besoins croissants d'une civilisation progressive. Partout où le sujet lui en a fourni l'occasion, il a fait l'analyse de ces usages afin de reconnaître le caractère de chaque règle du droit des gens, et de constater si elle est le résultat de l'application d'un principe du droit naturel aux relations internationales, ou si elle est née d'une appréciation instinctive par les corps politiques indépendants des nécessités de leur existence comme tels, et si elle esl de nature à contribuer à leur bienêtre respectif. L'auteur n'a point la prétention d'avoir comblé les lacunes qui existent dans le système actuel, par des conceptions juridiques, qui, tout en portant quelque lumière sur certains points obscurs ou défectueux, pourraient aussi bien induire le lecteur à confondre dans son esprit ce qui est désirable avec ce qui est reçu comme droit positif.

A.VANT-PBOPOa.

icipe fondameatal du droit public européen a été é par le congrès de Vienne : c'est que chaque vers la communauté des Etals des devoirs, auxintérêt particulier doit être subordonné. Ce prinitribué puissamment à faciliter des modifications )S surannés qui entravent le progrès général de la n. Elles ont obtenu l'assentiment des Nations, au i réunions tenues par les représentants de pluits indépendants, lesquels, après mûre délibératombes d'accord sur les changements à introduire isages internationaux et sur les meilleurs moyens o ce but. Le plus puissant organe de ce nouvel choses est le congrès européen, dont les membres, sion de fixer des points contestés du droit public, re accordés sur les améliorations qu'il convient r aux usages existants et avoir formulé le résultat itente dans une déclaration solennelle, ont couturier cette déclaration à la connaissance des autres les invitant à participer aux bénéfices d'une meillementation de leurs relations communes. De cette la civilisation a gruduellement gagné du terrain (bris de la barbarie en Europe, spécialement en ce de les usages de la guerre. Les résolutions de pluigrès européens sont acceptées généralement comnt un corps de droit conventionnel, qui est le comlu droit coutumier, comme la règle de la vie comtous les États de l'Europe. La conférence de Ber- [>quée dans le mois de novembre 1884, sur la prolu Portugal, pour régler les affaires du Congo et |ue occidentale, a ouvert une ère nouvelle en cont principe que les peuples indigènes du continent |ue, en tant qu'États indépendants, ont une perjuridiqueetne doivent plus être considérés comme s de la communauté du droit des gens. La manière s représentants des États réunis dans ce but est Itenlion. En examinant les protocoles de cette con-

Page 1