‹ Le droit des gens ou des nations (volume 2)Chapitre 5 sur 62 · A.VANT-PROPOS. VU · texte numérisé non relu

A.VANT-PROPOS. VU

férence, on verra que, si ses membres se sont inspirés du principe précité du congrès de Vienne, aucune résolution n'a été adoptée sans le consentement des États intéressés.

Le résultat le plus précieux de cette conférence, c'est qu'elle a résolu le problème de la mesure dans laquelle les principes du droit public de TEurope et de l'Amérique sont applicables aux associations politiques de l'Afrique centrsde, organisées en États sous des chefs indigènes. Il nous a paru que ce livre serait avantageusement complété, si le lecteur trouvait dans un chapitre spécial quelques renseignements sur les délibérations de cette remarquable conférence : c'est pourquoi nous avons ajouté à la présente édition un nouveau chapitre, où nous jetons un coup d'œil sur les protocoles de la conférence de Berlin et sur les conclusions les plus importantes qui y ont été formulées.

L'édition originale de cet ouvrage a paru en anglais, en 1861, à Londres. Sur l'invitation des syndics de l'imprimerie académique de l'université d'Oxford, nous l'avons republiée en 1883, augmentée des additions exigées par les modifications actuelles du système européen. Aujourd'hui, dans le but de rendre notre travail plus accessible aux membres du corps diplomatique, nous avons conçu le projet d'en publier une nouvelle édition dans la langue traditionnelle de la diplomatie européenne, la digne héritière de la langue latine comme interprète des résolutions des congrès internationaux. La tournure des phrases anglaises ne s'accommode qu'imparfaitement au génie de la langue classique de la France. Cependant nous osons espérer que cette traduction, que notre ami, M. Alphonse Rivier, professeur de droit des gens à l'université de Bruxelles, a bien voulu revoir, se4*a favorablement accueillie par le public français.

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