ACTE PREMIER
ne sait quel ètra dédaigneux, ironique, qii raille vos é notions, repousse vos tendresses et vous quitte pour aller ù des plaisirs inconnus...
Et pendant que monsionr court au bois, au cercle, ou ailleurs... la femme sans doute, doit rester au logis, et filer de la laine, oubliée!... Oubliôe, jusqu'à l'heure où, les poches étant vides, il faut revenir l'oreille bas-e, et suppliant, lui demander de prendre sur sa dot, en toute hàtc, dans les vingtquatre heures, de quoi acquitter les dettes de jeu!... Ah! il faut que j'ouvre ma bourse pour payer vos joies... qui me font pleurer!... Non! c'en est assez! Depuis deux mois, vous avez résisté ù mes suppliantes tendresses... Et si je n'ai plus qu'un moyen de vous retenir... oui, il est vulgaire, il me répugne, il est bas!... j'en suis humiliée!... mais je m'en sers!... (Ferme.) Je vous déclare que je ne paierai plus !
SERVAL
Vous êtes éloquente, et je vous admire!
BLANCHE
Vous auriez cependant préféré entendre un autre discours!,., (scandant ses mot9.)Je ne paierai plus!... Nous ne vendrons pas le lîaincy...
SllRXXh.
C'est votre père qui vous a inspir'' ces résolutions?
BLAXCHE.
C'est mon orgueil!... Ah! Dieu sait que je ne voulais pas vous parler d'argent. Mais puisque vous restez insensible à toutes mes supplications, jo réponds de môme à vos demandes par un refus... Je ne signerai plus rien, rien, entendez-vous ?
SERVAL
Ce sont là les conseils de votre père...
BLANCHE
Et quand cela serait?... N'est-ce pas à lui de me conseiller, de me dùfendre, ])uisqu'au lieu d'avoir en vous un protecteur, c'est contre vous que je dois être protégée.
SEUVAL.
Vous croyez me tenir par l'argent, folle que vous êtes!... Bonsoir!...
Il sort.
BLANCHE, seule.
O mes rêves de jeune fille!...
Hideau.