SCENE PREiMlÈRE
TRIXQUESSE, BOUVllY, entrant par lo fond à droite. TRIXQUESSE.
Pendant que le Ilot des invités arrive, isolonsnous dans ce salon.
BOUVRY.
Va-t-on s'amuser ce soir?
TUIXQUESSE.
Je suis venu dans cette espérance : il y aura bien ici quelque femme charmante à qui je pourrai faire la cour ; à défaut de beautés, je rencontrerai sans doute des femmes au moins supportables
à qui je dirai qu'elles sunl adorables, et cela m'amusera, car elles le croiront.
BOUVUY.
Vil ûatteur!
TIIINQUESSE.
Mais c'est l'ABG de la galanterie; il faut se comporter auprès des femmes les moins... comme si elles étaient les plus...
BOUVRY.
C'est là ton secret, séducteur.
TRIXQUESSE.
Et elles vous eu ont une reconnaissance...
BOUVKY.
Compris 1...
ÏKINOUESSE.
Eh bien, ce soir je suis dis^jos, je suis gai, je veux rire...
BOUVllY.
DiS'donc, quelqu'un qui n'a pas l'air de rire, c'est la maîtresse de la maison...
ÏUIXQUESSE.
Parbleu, t'imagines-tu qu'elle ait bien des motifs de se réjouir ?
Je l'ignore ; mais elle porte dans ses salons en fête, un front bien funèbre! rien que d'avoir rencontré son regard en la saluant, je suis tout assombri.
TUIN'QUESSE.
Elle doit bien se douter...