‹ Le droit français, ses règles fondamentalesChapitre 16 sur 244 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

lions ^ tous, d'ailleurs, ont un juge dans leur conscience, et on a dit avec raison que l'histoire, en tant qu'elle flétrit le vice et honore la vertu , est la conscience du genre humain.

Quel est le fondement de ces jugements qu'on porte sur les actions des hommes ? On peut les apprécier de deux manières : par leur résultat eflectif ou par les motifs qui les ont inspirées. Au point de vue moral, le mobile seul est k considérer. Qu'importe que, en se dévouant pour son pays, on ne l'ait pas préservé de la ruine, ou que, en le trahissant, on n'ait pas réussi k le perdre? On n'en est pas moins, dans le premier cas, un grand citoyen , dans le second, un traître.

Nous avons donc k rechercher et k apprécier les divers mobiles de nos actions.

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