‹ Le droit français, ses règles fondamentalesChapitre 199 sur 244 · DES AUXILIAIRES DE LA JUSTICE · texte numérisé non relu

DES AUXILIAIRES DE LA JUSTICE

Quand on entre dans la salle d'audience où siège le tribunal civil, indépendamment des juges, on aperçoit : 1* k droite du tribunal, un magistrat, membre du ministère public ; 2* k gauche du tribunal, un greffier \ 3"* des avoués qui viennent de lire les conclurions des parties, c'est-k-dire un exposé sommaire de leurs prétentions ^ 4'' des avocats ; Tun d'eux plaide, c'est-k-dire développe oralement les conclusions prises par l'avoué au nom de son client \ S"" enfin un huissier qui, sous la direction du président, maintient l'ordre dans la salle d'audience et sert aux communications entre les juges, les avocats, le greffier, portant de l'un k l'autre les pièces du procès.

Vavoué est le représentant légal et nécessaire des parties devant la juridiction civile ordinaire. Le premier acte de celui qui veut engager un procès est de faire choix d'un avoué, et la première chose que fait l'adversaire est de faire connaître le sien. L'avoué est chargé de conclure et de postuler pour sa partie ; conclure, c'est formuler nettement ses prétentions ^ postuler, c'est faire tous les actes nécessaires pour instruire l'affaire, c'est-k-dire la mettre en état de recevoir une solution. Le ministère d'un avoué est imposé aux parties dans leur intérêt et dans celui de la justice en général. Combien y a-t-il de plaideurs en état de suivre par eux-mêmes tous les détails d'une procédure ? Trop souvent l'homme simple et inexpérimenté se serait trouvé en présence d'un adversaire plus habile ou mieux conseillé, tandis que, en mettant en présence deux avoués également versés dans les règles de la procédure, on égalise les situations.

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