‹ Le droit français, ses règles fondamentalesChapitre 22 sur 244 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

tations éclatantes, la vie physique et matérielle, la yie intellectuelle et morale, l'économie politique à son tour considère rhomme sous un de ses aspects les plus saisissants, la lutte pour la vie, la lutte contre la nature pour lui arracher les moyens de satisfaire ses besoins, lutte dans laquelle il déploie encore plus les ressources infinies de son esprit que les forces bornées de son corps, et dans laquelle sont mis enjeu non-seulement ses efforts individuels, mais les efforts combinés de l'humanité tout entière qui, comme par un accord tacite, semble s*être distribué les différentes parties de cette vaste tâche : c'est la vie économique, c'est-àdire l'expression la plus complète de la vie sociale, dans laquelle on peut dire que l'échange ou circulation de la richesse est ce que la circulation du sang est au corps humain.

L'économie politique peut donc être définie sommairement ! la science de l'utile ou de la richesse. Est-ce a dire qu'elle prêche le culte de la richesse, qu'elle met la richesse au-dessus de tout? Non, elle considère l'homme sous un de ses aspects sans méconnaître les autres. Tout est contraste dans l'homme, le corps et l'âme, le bien et le mal, le pJaisir et la douleur, l'intérêt et le devoir : la science de la vie est de résoudre ces contrastes en harmonie.

C'est l'objet de la troisième des sciences morales, dont nous allons nous occuper.

Page 1