DEUXIÈME PARTIE
qualités que notre langue, acceptée partout comme la langue de la raison et du bon sens, et qui a obtenu d'un savant étranger ce témoignage éclatant : Voulez-vouê savoir si une idée est clair 69 juste ^ vraie? Exprimes^la en français.
Le droit, expliqué par la morale et l'économie politique, est la véritable science de la vie, c'est-k-dire la science de la liberté-, car, s'il est une vérité que je souhaite d'avoir établie , c'est que la liberté est le fond de la nature humaine. La morale est la science du bien et du mal ; sans la liberté il n'y a pas de responsabilité, il n'y a ni bien ni mal. L'économie politique est la science de la liberté appliquée k l'industrie humaine. Le droit est la science de l'ordre social, et^ sans liberté, il n'y a pas d'ordre véritable, il y a compression,, c'est-a-dire, sous une forme ou sous une autre, régime de la force. Il y a des gens qui désespèrent de la liberté et qui nous disent : Voyez les ruines qu'elle a accumulées autour de nous ! Il faut leur répondre que ce n'est pas la liberté, mais la plus odieuse des tyrannies qui a fait cela. La liberté dont nous parlons n'est pas une vaine aspiration à l'indépendance absolue de la penàée et des actes , c'est un goût sérieux et réfléchi pour le plus noble instrument de perfectionnement intellectuel et moral, c'est la liberté disciplinée, c'est la liberté qui s'impose plus de devoirs qu'elle ne revendique de droits, la liberté éclairée par la morale et contenue par le droit.
Nous n'avons pu parler de morale et de droit sans parler un peu d'économie politique. Sur ce point aussi , et par le peu que j'ai pu en dire, je voudrais avoir dissipé des préjugés funestes et fait voir le peu de fondement de ces reproches de matérialisme, d'égoïsme et de sécheresse, adressés a une science dont les représentants les plus autorisés nous ont fait entendre de si nobles accents, au milieu de nos récents désastres ; alors que le découragement se glissait
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dans tous les cœurs ^ ils nous ont dit : Cetsom de gémir tur ces rava^ et ces destructions ! Toute richesse créée est destinée à être détruite et créée de nouveeu^ Bientôt sur ces ruines flaurira une prospérité plus grande; car, au nom de ia science^ nous affir" riÊons que le plus puiuant élément de richesse nous reste: le capital tuteUeduel et moral. Ce capital c'est la seience^ c*est CacUvèté industrieuse, c'est le patriotisme, Vespoir dans des jours meilleur^ C amour de ia liberté qui se confond aeec le respect des loisl