‹ Le droit français, ses règles fondamentalesChapitre 225 sur 244 · CHAPITRE LXXl · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXl

BU RESPECT DE LA LOI PAR LES MAGISTRATS ET LES DÉPOSITAIRES DE l'aUTORTTÉ.

C'est au ma^strat qu'il appartient de donner l'exemple du plus grand respect de la loi, qu'il est chargé d'ioter* prêter et d'ai^liquer. On a dit avec raison que la meilleure loi est celle qui enchaîne le plus étroitement le juge, et que le meilleur juge est celui qui se soumet le plus complètement à la loi, qui est esclave de la loi. Le juge ne doit pas donner ce funeste exemple, de mettre l'équité, c'est-k-dire son appréciation individuelle à la place de celle du législateur. S'il y a de mauvaises lois, il doit les appliquer tant que l'abrogation n'en a pas été régulièrement prononcée.

Le magistrat doit avoir sans cesse présente à l'esprit la grandeur de sa mission et se dire que les deux plus glorieux chefs-d'œuvre de l'homme sont une bonne loi et une bonne décision judiciaire. Trois qualités sont essentielles au magistrat pour être ï la Jhauteur de ses fonctions, qualités qui, nous allons le voir, se résument toujours dans le respect de la loi : l'inlégrité, la science, l'indépendance.

Il faut mettre au premier rang l'intégrité, sans laquelle

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