‹ Le droit français, ses règles fondamentalesChapitre 27 sur 244 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

fait fausse route PII commence par infliger un cruel supplice à un homme qui est peut-être innocent; et, en outre, là où un coupable, un scélérat endurci triomphera des horreurs de la torture, un innocent, plus faible d'esprit et de corps, confessera un crime imaginaire pour se soustraire à une épreuve dont la seule pensée et le lugubre appareil le terr rifient. Ce sont là du reste des questions que nous aurons bien souvent à nous poser, en examinant les prescriptions de la loi : Le législateur a-t-il eu raison de vouloir telle ou telle chose? En supposant que le but qu'il se proposait fût louable, a-t-il pris le meilleur moyen pour l'atteindre ?

Nous disons que le droit naturel, celui qui est conforme à la nature des hommes et des choses, c'est l'idéal que le législateur doit chercher à réaliser. Suit-il de Va que cet idéal soit quelque chose de déterminé et d'immuable et qu'il en soit du droit comme du vrai, du bien, du beau, qu'on ne saurait se représenter autrement que comme des choses éternellement et invariablement les mêmes? Non, mais nous allons revenir sur ce point dans le chapitre suivant.

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