DEUXIÈME PARTIE
sonnes ; mais encore ici je fais la même remarque \ ce n'est qu'après avoir étudié le livre troisième, que Ton saisira la portée de toutes les divisions établies dans le livre précédent, notamment de cette grande distinction en meubles et immeubles, car on y verra que les divers biens ne s'acquièrent, ne se conservent, ne s'administrent, ne se transmettent pas de la même manière.
Dans le livre III, en effet, le législateur traite de différentes conventions qui peuvent intervenir entre les personnes relativement aux biens. C'est alors que, faisant un retour sur ce que l'on a vu dans les deux premiers livres, on en acquiert une intelligence plus parfaite.
La distribution des matières dans le Gode civil est donc, en général, simple et naturelle. Nous ne nous en écarterons pas essentiellement, tout en tenant compte des conditions particulières auxquelles doit satisfaire ce travail, dans lequel une place plus large doit être faite k certaines matières k raison de leur importance morale ou économique.
Le jurisconsulte romain Paul disait : Nous avons trois choses : la liberté, une patrie, une famille. — Ce sont la en effet les trois premiers biens de l'homme , ceux dans lesquels se résument ses plus nobles aspirations. Nous en parlerons tout d'abord.