‹ Le droit français, ses règles fondamentalesChapitre 44 sur 244 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

dire que, non-seulement il est interdit k qui que ce soit d'y porter atteinte, mais encore ce sont Ik des biens auxquels on ne peut soi-même renoncer, dont on ne peut disposer ; pour parler le langage juridique, ils ne sont pas dans le commerce, ils sont inaliénables et imprescriptibles.

Ce que je veux surtout constater ici, c'est que la liberté, l'égalité , l'honneur, tout ce qui constitue la grandeur et la dignité humaines , n'existent en réalité que dans un ordre social bien établi, en dehors duquel l'homme est fatalement condamné k subir ou a accepter l'esclavage. La première forme de la société a été la domination du fort sur le faible, et on a vu les hommes réclamer la servitude comme un bienfait, soit parce qu'ils y trouvaient une protection contre une tyrannie plus dure, soit parce que cet état leur assurait des moyens d'existence. L'homme peut désapprendre la liberté : La servitude abaisse les hommes jusqu'à s* en faire aimer, a dit Yauvenargues^ c'est le dernier terme de la dégradation morale.

66 Morr fbakçais.

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