‹ Le droit français, ses règles fondamentalesChapitre 62 sur 244 · DE LA PREUVE DES FAITS QUI RATTACHENT UN INDIVIDU A SA FAMILLE · texte numérisé non relu

DE LA PREUVE DES FAITS QUI RATTACHENT UN INDIVIDU A SA FAMILLE

Comme le fruit tient au rameau, celui-ci k la branche, et la branche au tronc qui, k son tour, pousse ses racines dans la terre ; de même l'enfant se rattache par ses père et mère à l'ensemble des parents, k la famille et, par celle-ci, k la société. Aussi représente-t-on souvent la famille, considérée dans son plus complet développement, sous l'image d'un arbre, dit arbre généalogique, dans lequel le couple primitif dont la famille est issue forme le tronc ou la tige d'où pa^ tent les branches et les rameaux divers.

On voit combien sont importants et le rapport de filiation, c'est-k-dire le lien qui rattache un enfant soit k son père, soit k sa mère, et la nature de ce lien , car la iSliation peut présenter des caractères et produire des effets différents, suivant qu'il s'agit d'enfants légitimes, légitimés, adoptifs, naturels, reconnus ou non. C'est ici que la famille nous apparaît réellement comme un lien qu'on peut réclamer, qui peut être contesté, soit dans un intérêt moral, soit dans un intérêt pécuniaire. L'histoire, aussi bien que les œuvres d'imagination, sont pleines de ces causes célèbres, plus ou moins réelles ou vraisemblables, dans lesquelles un individu,

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