‹ Le droit international codifié (volume 2)Chapitre 98 sur 309 · LIVRE HI. —ORGANES DES RELATIONS INTERNATIONALES · texte numérisé non relu

LIVRE HI. —ORGANES DES RELATIONS INTERNATIONALES

L envoyé c&t tenu de respecter avec soin l'indépendance et l'honneur de l'état auprès duquel il est accrédité. Il ne doit pas se mêler sans motif des affaires du pays, et s'abstiendra de tout acte qui constituerait un empiétement sur les droits de l'état auprès duquel il est accrédité. Il doit éviter toutes les provocations, toutes les menaces, toutes les promesses attentatoires à. la liberté du peuple et à l'autorité du gouvernement.

1. Le fait d'exprimer, dans une conversation, ses opinions personnelles, ou de donner des conseils sur la politique intérieure, ne constitue pas une immixtion illicite dans les affaires du pays. L'envoyé doit cependant user toujours de prudence, afin qu'on ne puisse pas même lui reprocher d'avoir été trop loin et d'avoir fait des actes contraires à sa position de représentant d'une puissance étrangère. La limite entre la conversation libre et les insistances compromettantes dépend uniquement du tact indispensable à tout diplomate.

L'envoyé ne peut, sans autorisation de son gouvernement, accepter des présents et des décorations de l'état auprès duquel il est accrédité.

1. lia position des envoyés exige non-seulement qu'ils ne se laissent pas gagner par les honneurs ou avantages que leur offre l'état auprès duquel ils sont accrédités, mais encore qu'ils évitent même de paraître dépendants de lui d'une façon quelconque. Cependant, lorsque le gouvernement dont l'envoyé relève est rassuré de ce côté et donne son consentement, rien n'empêche renvoyé d'accepter une distinction de l'état auprès duquel il est en mission.

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