‹ Le droit international codifiéChapitre 179 sur 330 · LIVRR VII. — VIOLATIONS DD DROIT INTERNATIONAL · texte numérisé non relu

LIVRR VII. — VIOLATIONS DD DROIT INTERNATIONAL

Le droit international, en se développant, ne tardera pas à régulariser le mode de nomination des arbitres, et à fixer la procédure à suivre pour aplanir certaines difficultés, spécialement les questions de dédommagements, d'étiquette et autres, qui ne menacent ni l'existence, ni le développement des états.

1. Le vœu émis au congrès de Paris, en 1856 (V. art. 484), que les états, avant de commencer une guerre, fassent appel aux bons offices d'une puissance amie, peut être considéré comme une première tentative destinée à amener la solution pacificique des conflits, On peut espérer que des progrès plus décisifs ne tarderont pas a être réalisés; chacun reconnaît qu'il y a certaines difficultés pour lesquelles il est absurde de recourir aux armes, parce que la guerre exige des sacrifices hors de proportion avec l'importance de la question en litige. L'état qui entreprendrait une guerre parce qu'un autre état est son débiteur, ressemble à cet ours de la fable qui jetait des pierres aux mouches posées sur le front de son ami endormi. Le sentiment du droit est devenu aujourd'hui assez fort pour qu'on puisse, sans être qualifié de rêveur, demander qu'un congrès interdise enfin de faire la guerre pour des différends de l'espèce désignée plus haut, et détermine la procédure à suivre pour mettre fin équitablement et sans coups de canon à des conflits d'une importance secondaire.

Page 1